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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 13:34

Voilà plus de deux ans que mon aventure nankinoise s'est terminée et que je n'ai plus publié sur ce blog. Depuis, beaucoup de choses se sont passées: master en études asiatiques, stage de 6 mois à Shanghai et puis retour en Suisse depuis quelques mois avec un futur encore à écrire...

Les commentaires se sont ainsi logiquement fait plus rares mais pas les visites qui continuent d'être très régulières malgré l'inactivité de ce blog. Si je n'ai pas réalisé de sondages d'opinion, j'imagine que les internautes qui atterissent sur ici sont soit des passionnés de Chine, des étudiants en chinois ou tous simplement des voyageurs...

Lors de mon second séjour en Chine, je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de renouveler l'expérience du blog, par manque de temps essentiellement. J'ai cependant continuer de prendre des photos, une passion qui n'a fait que grandir et qui jusqu'à aujourd'hui ne m'a pas quittée... Ainsi, vous pourrez trouver sur ma galerie Flickr une majorité de photos de Shanghai, mais également de quelques voyages en Chine... Aujourd'hui, je continue de l'alimenter de mes voyages, de mes découvertes, en Suisse ou ailleurs...

Sur le point de retourner pour la troisième fois au Ladakh (voir la section "Inde"), je mettrai en ligne mes meilleures (ou moins pires, c'est selon!) clichés de ce nouveau voyage!

Donc pour celles et ceux que ça intéressent, voilà l'adresse de ma galerie: Cliquez ICI!

 

Published by Romain Barrabas - dans Réflexions
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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 13:15

Aujourd'hui, dernier article, derniers mots, dernières lettres et puis un point final.

Je suis parti un 20 août 2009 de Suisse, j'y suis revenu le 29 juin 2010. Entre temps, 139 articles, beaucoup d'événements, de beaux moments comme des plus difficiles. Au final, une expérience qui m'aura marquée et dont je garderai les traces longtemps.

Au début, j'avais ouvert ce blog pour deux raisons. La première: garder contact avec ma famille, ma copine, mes proches. L'idée des mails ne m'emballait pas plus que ça et je ne suis pas sûr que j'aurais tenu le rythme. Le blog au contraire motive. Plus on écrit, plus il devient riche. Les statistiques sont aussi là pour nous rappeler les lecteurs qui viennent chaque jour, une motivation supplémentaire.

Le deuxième objectif: aider de futurs étudiants. Ayant moi-même beaucoup utilisé les blogs pour sélectionner la ville et l'université que j'allais fréquenter, j'ai décidé de mettre en ligne mon année chinoise.

Aujourd'hui, je me rends compte qu'une troisième raison m'a poussée à écrire régulièrement. La Chine est un pays plein de préjugés, d'a priori souvent eronnés ou en tout cas exagérés, sortis de leur contexte culturel. Je ne suis pas sinologue mais j'ai vécu dans ce pays pendant 10 mois avec la volonté de le connaître par l'expérience, par les contacts. Le temps s'accumulant, j'ai appris à apprécier ce pays sans tomber dans le fanatisme. Alors forcément, on remarque que les idées toutes faites sont fausses et que la réalité est bien plus intéressante et enrichissante. L'écrire sur un blog permet d'avoir une audience large qui permet alors peut-être de faire tomber quelques préjugés...

Voilà, Made In Switzernan se termine aujourd'hui.

J'espère que vous aurez eu plaisir à me lire ou à regarder les photos mises en ligne. Moi pour ma part j'ai pris un grand plaisir à communiquer ce que je vivais où les réflexions qui me venaient. Peut-être que je recommencerai l'expérience lors d'une prochaine expatriation. D'ici là je vous dis à bientôt, au revoir ou comme on dit en Chine: 再见.

Published by Romain Barrabas - dans Réflexions
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 21:35

 

Avant de regagner définitivement la Suisse, j’ai décidé de me rendre 2 jours à Pékin, rendre visite à un ami allemand que j’avais connu le semestre passé et qui m’avait déjà accompagné à l’exposition universelle de Shanghaï (cliquer ICI).

Durant la première journée, rien de très palpitant. Un parc aquatique qui ressemblait plus à une pataugeoire géante mais qui avait au moins le grand mérite de nous rafraîchir… Et oui, à Pékin comme à Nanjing, le mercure atteint de sommets et ne relâche jamais la pression, même la nuit…

 

Le lendemain, Christian m’emmène à la “Beijing 798 Art Zone”. Equivalent de la 莫干山路 (Rue du Mont Mogan) de Shanghaï (cliquer ICI et LA), la Beijing 798 Art Zone diffère néanmoins par sa taille. Alors que la zone artistique de Shanghai se cantonne principalement sur une rue, celle de Pékin est absolument immense. Apparemment, une friche industrielle complètement repensée mais qui garde les traces de son passé. Ici, on trouve bien entendu des galeries de peintures, de photographiques et de sculptures mais également quelques salons de tatouages, une scène, des bars, des restaurants ainsi que des boutiques…

 

Un endroit qui nous fait oublier la ville, la réalité pour nous plonger dans un univers où tout semble permis. On découvre alors une autre Chine, bien loin des idées toutes conçues qu’on nous véhicule.  Quelques exemples… Même après 10 mois en Chine, j’avais l’impression qu’il était impossible de critiquer le gouvernement et son unique parti: le PCC. Si je n’ai vu aucune critique directe du président et de ses ministres, j’ai pu voir plusieurs oeuvres qui se jouaient de la figure de Mao ou des symboles qui peuvent évoquer le pouvoir chinois. Certes, je n’ai pas pu voir de critique virulente mais quand même, l’art en Chine comme ailleurs est aussi un moyen de se rebeller, d’être à contre-courant…

 

La pudeur dont je vous avais déjà parlé il y a quelques temps (cliquer ICI) est aussi remise en cause. Plusieurs photographies par exemple mettent en scène des femmes nues, sans que l’on cache leur intimité.

 

La religion est également un thème que l’on trouve assez fréquemment et qui permet parfois des oeuvres que j’ai trouvé personnellement assez originales sans pour autant être méprisantes.

 

Si vous n’êtes pas des fan d’art, comme moi d’ailleurs, le site mérite quand même le détour, rien que pour ce décor industriel, métallique, qu’offrent ces usines rouillées...

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Photo de mariage

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Affiche d'une exposition, que je n'ai malheureusement pas pu visitée, mais que j'ai trouvé vraiment accrocheuse^^

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Une scène

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En premier plan, un Jésus crucifié où l'on peut lire en chinois 工作中 et en anglais "Man at work" (Homme au travail). Au second plan, une statue d'une homme nu qui a visiblement l'ai de bien plus intéresser les passants!

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Le gros monsieur tout nu!

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Résurrection du Christ avec toujours au deuxième plan le gros monsieur tout nu...

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Pinocchio

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 17:06

Dernier article depuis Nanjing puisque je quitte la ville que j'ai habité pendant près de 10 mois demain matin à 11h00...

Aujourd'hui, je vous propose un coin de paradis. Oui je sais, j'aurais pu trouver une image moins cliché mais vraiment, jamais je n'aurais pensé pouvoir trouver un endroit aussi agréable à Nanjing, un endroit qu'on savoure d'autant plus par les températures écrasantes qui règnent ici depuis presque deux mois déjà.

Depuis que le mercure atteint des sommets, je m'étais mis en quête d'une piscine à ciel ouvert. Malheureusement, je n'ai rien trouver digne de ce nom et j'ai du me rabattre sur la piscine couverte qui se trouve à 5 minutes de l'université (cliquer ICI). Et puis un jour, je tombe sur l'article d'une blog d'une étudiante qui fréquente aussi l'université normale de Nanjing. Elle y parle d'un lac, non pollué, où l'on peut se baigner! Ca peut paraître triviale mais la plupart des lacs en Chine, surtout dans les villes sont peu recommandés à la baignade, principalement à cause de l'immense pollution que l'on peut y trouver - le lac Xuanwu, le plus grand de la ville, ne fait pas exception (cliquer ICI).

Ce coin rare et peu connu que ce soit des Nankinois comme des touristes (il n'apparaît pas dans mon guide de voyage) se situe dans l'enceinte du site de la tombe des Ming, dont je vous avais parlé il n'y a pas très longtemps (cliquer ICI). L'accès n'est pas super facile en transport public alors nous nous sommes rabattu sur le taxi. Pour 22 RMB, nous voilà à l'entrée la plus proche (70 RMB/personne - 35 pour les étudiants et sinon 150 RMB pour une carte annuelle à tous les sites de la montagne pourpre) du tombeau et par extension du petit lac.

Une fois passé un petit pont qui précède l'entrée dans l'enceinte aux murs rouges qui conduit à la colline qui abrite la tombe du premier empereur de la dynastie des Ming, nous coupons à droite par un petit sentier qui s'enfonce dans la forêt. Après une quinzaine de minutes à serpenter entre les arbres, nous arrivons enfin. Devant nos yeux: le lac des nuages empourprés.

Il s'agit en fait s'agit d'un lac artificiel construit en 1936. Après l'érection du mausolée du docteur Sun Yat-sen (cliquer ICI) dans les années 30, on a construit un lac artificiel qui devait servir de réservoir d'eau potable pour les habitants des alentours. Grâce à une donation d'un riche Singapourien, 胡文虎 (Hu Wenhu), le lac des nuages empourprés, d'une surface de 45'000 m2 et avec une capacité de stockage d'eau de 220'000 m3 d'eau vis le jour.

Aujourd'hui, le réservoir n'est plus en fonction mais le lac est toujours bien présent et grâce à son eau clair et non-polluée, elle accueille les baigneurs, malgré les interdictions que l'on peut voir tout autour de l'étendue d'eau! Bizarrement, malgré la beauté du lieu, l'endroit n'est pas tellement fréquentée que ça, ce qui permet réellement de profiter, sans se sentir envahir par la masse humaine qu'on trouve souvent dans les lieux touristiques chinois. Des hamacs, des nageurs consciencieux, d'autres qui chantent des airs traditionnels, une ambiance détendue, un cadre naturel juste exceptionnel, c'est l'un des mes endroits préférés de Nanjing!

En hiver, il paraît qu'on peut observer quelques rares courageux qui viennent se baigner, malgré la rudesse des températures... Allé, j'ai assez parlé et je vous laisse avec quelques photos...

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Dans la forêt, sur le chemin du lac

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Arrivée au lac

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Avertissement, en chinois et en anglais qui interdit la baignade... Très franchement, je ne crois pas que ce lac puisse être dangereux outre mesure mais j'imagine que puisqu'il n'est pas surveillée, les autorités préfèrent se couvrir en cas d'accident...

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La tour qui domine le lac, aujourd'hui inutilisée...

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Voilà la vue que nous avions, Tessa (une amie belge) et moi-même depuis notre linge! Cette fois, vue complète de la tour

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Un plongeoir improvisé à été construit à l'aide d'échelles de bois et de bambous attachées... Culminant à 5.12 m., je n'ai pas pu m'empêcher! Me voilà en pleine action, immortalisé par Tessa ^^

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Hamac...

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Quelques nageurs traînaient derrière eux des flotteurs, parfois simplement une grosse bouteille en plastique vide. Il faut dire qu'on a vite plus son fond...

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Dernier coup d'oeil à la tour avant de partir...

Published by Romain Barrabas - dans Jiangsu (Nanjing)
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 17:11

Depuis le début de ce deuxième semestre, je me suis rendu quelques fois à la piscine, dans le "centre sportif du mont aux Cinq Terrasses" (五台山体育馆中心), référence à une montagne sacrée bouddhiste située dans la province du Shanxi. J'y suis allé non seulement pour faire un peu de sport mais surtout pour voir, observer...

La piscine de ce centre ressemble a priori à ce qu'on pourrait retrouver en Occident. Un bassin olympique de 50 mètres, des vestiaires séparés pour hommes et pour femmes, des gardiens, quelques gradins... Et pourtant!

La première chose qui m'a vraiment surprise se passent dans les vestiaires... Alors que je tentais de trouver mon casier parmi des centaines, j'ai peu à peu remarqué quelque chose qui peut paraître évident dans un vestiaire: des gens nus. Vous allez penser "c'est normal, dans un vestiaire, on se change, donc faut bien se mettre nu". Oui c'est vrai mais là, la nudité se conçoit et se vit bien autrement que chez nous. Si en Occident, on a plutôt l'habitude d'aller dans une cabine ou de faire ça discrètement, ici, aucun coin pour se cacher. Il s'agit plus d'une immense pièce, traversée de part en part par des rangées de casiers ainsi que de bancs. Pas moyen pour les pudiques de se cacher et cela ne semble pas poser le moindre problème. Une fois dans le vestiaire, comme s'il s'agissait d'une règle, on retire ses vêtements. Que ce soit pour discuter avec un ami ou une connaissance, se coiffer ou tout simplement se reposer, on s'expose sans pudeur ou plutôt...sans gêne.

Si en Europe, la tradition veut que chaque mâle se jauge discrètement du regard, ici, que nenni, tout le monde s'en fout! Des vieux, des jeunes, des gros, des musclés, gâtés par la nature ou moins, la nudité est un état naturel qui n'appelle aucun commentaire ou jugement. Dans les douches, c'est pareil. On se douche nu et on ne se gène pas pour se laver minutieusement son engin! Plus étonnant encore, j'ai remarqué deux sortes de table de massage. La première fois que je me suis rendu à la piscine d'ailleurs, une était occupée. Un homme était allongé, nu. Un autre, dans la même "tenue" que lui le frottait énergiquement avec une lavette. L'homme allongé avait les yeux fermés pendant que l'autre s'affairait. A un moment, l'homme à la lavette saisi les testicules de l'autre à pleine main pour le frotter juste en dessous. Sur le coup, j'avoue que j'ai été vraiment surpris, d'autant plus que personne ne semblait trouver cette pratique déplacée. Si chez nous, ce comportement est plutôt réservée à l'intimité, là, aucun problème.

Si la première fois que je m'y suis rendu, j'avoue avoir été franchement embarassé par ce que je prenais un manque de pudeur, j'ai peu à peu "naturaliser" cette manière d'être. Ce fut d'autant plus facile qu'encore une fois, le seul à qui cela posait problème, c'était moi! Mais lorsque j'ai remarqué que tout le monde se comportait de manière "naturelle", que personne ne semblait choqué, mal à l'aise, je me suis disons habitué à cette nouvelle conception de la nudité!

Cette expérience a fait une fois de plus tomber un cliché: les Asiatiques sont pudiques. Si, il est vrai, dans la rue, la plupart des femmes, même en été, se dénudent bien moins qu'en Occident (bien qu'il me semble que cette tendance semble peu à peu s'inverser), dans les lieux exclusivement féminin ou masculin, le comportement est radicalement différent, la nudité et même les parties intimes ne sont plus taboues.

Encore un petit exemple qui démontre que les Chinois, en tout cas ceux que j'ai pu observés, ont une notion très différentes de nous de la nudité. En hiver comme en été, les très jeunes enfants portent une tenue étrange: un pantalon fendu entre les jambes et qui remonte presque jusqu'en haut des fesses. La raison semble plutôt logique: si l'enfant a un besoin pressant, pas besoin de manoeuvres compliquées puisque tout est déjà ouvert (encore faut-il que l'enfant ne soit pas assis dans sa poussette -_-). Si il n'est pas vraiment choquant de voir de jeunes enfants nus à la piscine ou à la plage, j'imagine mal ce cas de figure en pleine ville, dans les rues, dans les magasins...

Dernier exemple du côté du séchage du linge. Si cela ne m'a pas particulièrement frappé, beaucoup de mes amis m'ont fait cette réflexion: les Chinois n'ont aucun complexe à faire sécher leurs soutien-gorges, slip, culotte et autres sous-vêtements dehors, souvent à porter de regard. Qu'ils soient de nature uniquement fonctionnelle ou sexy, tout est traité de la même manière. Selon moi, on peut expliqué cela par le manque de place. En effet, les endroits "cachés" pour faire sécher son linge sont relativement restreints ce qui conduit naturellement à faire sécher aux yeux de tous tout ce qu'on a lavé...

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Dans la petite ruelle qui borde le dortoir des étudiants étrangers (cliquer ICI)

Parenthèse nudité terminée!

Une fois paré de mon maillot de bain et...d'un bonnet de bain (obligatoire), je monte les escaliers qui conduisent à la piscine proprement dite. Ce que je peux déjà dire c'est qu'au centre sportif du mont au Cinq Terrasses, on ne rigole pas avec la sécurité. 4 gardiens sur chaque côté du bassin, qui surveillent le sifflet pendu aux lèvres les nageurs. En bref, la seule chose autorisée c'est...de nager... Oubliez donc plongeons, jeux aquatiques... Mais oubliez aussi l'idée d'entraîner vos capacités en apnée. Pour avoir essayé plusieurs fois, je me suis fait à chaque fois sifflé, prétextant l'argument de la sécurité. J'étais pourtant dans la zone profonde, je nageais à bon allure depuis un bon moment mais que nenni, on ne sait jamais!

Sinon, la grande surprise se trouve tout autour du bassins. Je vous en avais déjà parlé dans un article précédent (cliquer ICI), cracher en public est en Chine une activité très courante et qui ne passe absolument pas pour une incivilité. A la piscine, la "tradition" est maintenue mais les Chinois ont trouvé la parade. Ainsi, au bout de chaque ligne mais également tout autour de la zone basse profondeur, on retrouve de petits crachoirs. La méthode est assez simple: vous lâchez votre glaviot et pour l'évacuer, quelques giclée d'eau et voilà le crachoir prêt à l'emploi. A première vue, ça peut sembler repoussant mais après réflexion, j'avoue que je préfère savoir que cette sécrétion visqueuse se trouve au fond des canalisations plutôt que mélangée à l'eau de la piscine...

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Voilà une petite photo prise à la volée où l'on peut apercevoir deux crachoirs (au niveau des lignes noires). Entres ceux-ci, on peut voir une petite notice écrite en blanc sur fond bleu: 请无踩踏痰槽管道. J'avoue ne pas être très sûr de la traduction: "Prière de ne pas s'appuyer/toucher/piétiner les crachoirs des lignes d'eau"... Ouais bon, touchez pas quoi! Ca peut paraître débile mais ça l'est pas tant que ça. Pour avoir fait de la natation pendant 6 ans, je me suis habité, en particulier en nageant la brasse, à toucher le ligne d'eau au milieu avant de me propulser dans l'autre sens... J'ai fait ça une fois...après j'ai compris la leçon!!

Dernier point un peu rien à voir mais quand même. La dernière fois que je m'y suis rendu, c'était un vendredi soir, aux alentours de 20h00. Alors que chez nous, je serais près à parier que les piscines seraient complètement désertes, là, elle était vraiment bien remplie. J'y suis resté jusque vers 21h30 et la masse de nageurs n'a pas pour autant désemplie (le centre ferme entre 22h00 et 23h00). J'y serais allé un samedi, ça aurait été pareil, dimanche également. Tout ça m'amène à une autre constatation qu'on remarque très vite lorsqu'on vient en Chine: le week-end n'existe pas ou pour être plus exact, n'existe pas beaucoup. La plupart des travailleurs chinois travaillent 7 jours sur 7. Les seules vacances sont pour la plupart d'entre eux les 15 jours de la fête du printemps, le nouvel an chinois. On se dit alors qu'on a bien de la chance chez nous même si, il faut bien l'avouer, il y a de gros avantages à cette situation. Quelque soit le jour, la plupart des magasins, restaurants, mais aussi salons de coiffeur, magasins de fleurs enfin bref, tous les établissements où l'on vend quelques marchandises ou services que ce soit ferme rarement avant 22h00.

Voilà, mon article "boule de neige" (cliquer ICI pour lire le premier) est maintenant terminé. Je vous remercie de m'avoir suivi dans mes petites réflexions et je vous dis à bientôt!

Published by Romain Barrabas - dans Chine - divers
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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 04:27

(cliquer ICI, ICI ou LA pour lire les 3 premiers articles concernant le campus)

Certainement le dernier article sur mon campus puisque le départ approche gentiment. Dans 7 jours je quitterai Nanjing et dans 9 je serai dans l'avion qui me ramènera en Suisse. Aujourd'hui je vais vous parler d'été...

La météo de Nanjing est assez particulière puisque tout en extrêmes. Pas vraiment de printemps ou d'automne mais plutôt de courtes périodes transitoires entre un hiver qui peut être glacial et un été presque étouffant... Depuis le début du mois de mai, la température est monté progressivement. Au début très agréable, elle est devenue ces derniers jours presque étouffante! De jour comme de nuit, le mercure descend rarement en dessous de 21-22°C. Pour vous donner un petit exemple, hier à 5h00, il faisait déjà 24 °C! Alors même si l'été est une de mes saisons préférées, j'avoue que là, c'est trop! Pour vous donner une petite idée, je vous propose le lien suivant (cliquer ICI) qui vous donne un aperçu de la température à Nanjing, heure par heure...

Heureusement, la clim' est là et fonctionne, ce qui nous permet de sortir de cette léthargie dans laquelle nous plonge la météo nankinoise... Episodiquemenet, ce beau temps est perturbé par de très fortes pluies qui s'arrêtent aussi soudainement qu'elles sont venues. Le résultat, c'est un campus vert, tout vert. Une forêt dans cette grande ville de plus de 6'000'000 d'habitants dans laquelle je vous propose une petite balade en photos.

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Dortoirs des étudiants chinois

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Près de la salle de fitness, un sac de frappe abandonné

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Cuvette de WC, elle aussi abandonnée!

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Terrain de sport

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La bâtiment où se trouve ma salle de classe

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Un tunnel qui traverse l'une des nombreuses petite collines du campus

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Près de la porte principale

Pour terminer, une photo rien à voir que j'ai prise dans un magasin près de le "Pont du Lion" (cliquer ICI). Je vous en avais déjà parler lors de mon séjour à Hong-Kong (cliquer ICI), le français est une langue "fashion" en Chine, un peu comme l'anglais chez nous. Alors, des marques qui sonnent français mais qui sont loin de l'être voient le jour. Parfois, le nom est plutôt bien choisi comme par exemple "LANEÍGE", une marque que je croyais chinoise mais qui est en fait coréenne, de cosmétiques pour hommes et femmes. D'autres par contre sont plus maladroites voire carrément ridicules comme avec cette marque de sac...

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Et oui, voilà la marque "Fion" avec même une édition spéciale "Fion Platinium"^^

Published by Romain Barrabas - dans Université
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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 05:16

Ici elles sont légion, on les retrouve partout, sous toutes les formes. Parfois elles sont strictement identiques, parfois déguisées, les faisant passer pour des originales. Parfois aussi on remarque quelques petites différences, dans l'orthographe ou la forme... Je veux bien entendu parler des copies, contrefaçons, imitations, appelez les comme vous préférez!

Si les pseudos Vuittons, Rolex et autres marques de luxe sont aujourd'hui connues de tous, la Chine fait plus fort et va plus loin puisque tout, oui vraiment tout peut-être copié. Ca va des shampooing aux voitures en passant par les DVD, marques de sport, natels et j'en passe. Contrairement à d'autres pays, on ne les cachent pas et on les retrouvent les plus souvent dans les endroits les plus fréquentées. A Nanjing, Fuzimiao est un bon spot pour trouver les copies: sac, shampooing, montres suisses. Petit paradoxe quand même que j'avoue ne toujours pas comprendre. Il y a quelques temps, je m'étais mis en tête de chercher une belle fausse montre suisse pour l'anniversaire de mon frère. Si j'en ai trouvé quelques unes dans certaines échoppes, je ne les trouvais pas vraiment convaincantes...

Alors un homme vient vers moi et me tend une carte de visites en me disant dans un anglais plus qu'approximatif: "watch, watch, bag, bag". Je me décide à le suivre et nous nous enfonçons dans une ruelle délabrée, sale. Je commence à me demander si c'était vraiment une bonne idée mais je reste confiant. Nous entrons dans un immeuble lui aussi vétuste et l'homme téléphone. Quelques secondes plus tard, une porte s'ouvre... A l'intérieur, changement de décor. Tout est propre, soigné. On trouve là des stylos, montres suisses, sac de marques prestigieuses. Je me déciderai finalement pour une Rolex qui est une création totale et que je marchanderai abondamment.

Voilà. Donc si les contrefaçon s'exposent librement, certaines, souvent celles des marques de luxe sont cachées... Peut-être la police est-elle plus vigilante pour certains produits que d'autres, je n'ai pour ma part aucun réponse à ce paradoxe!

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Nike, Adidas, Puma, faites votre choix!

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Mauvaise copie du shampooing "Head & Shoulders": "Head & Sholisers" (Sholiser n'a aucun sens, en chinois, en français comme en anglais!!). Dans la même veine, il y a un dérivé de Gillette, dont je n'arrive malheureusement plus me rappeler le nom...

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Comme je n'ai malheureusement pas de photos des montres suisses copiées, je vous propose celle que j'avais acheté à Fenghuang (cliquer ICI): une vraie totalement fausse Omega!

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Devant les portes d'un magasin d'électronique, sous le regard bienveillant du garde à l'entrée (à droite de l'image), des femmes vendent des faux DVD, logiciels informatiques, etc...

Il existe une deuxième sorte de copies que j'appelle moi les "copies déguisées". Ce sont en fait des marques chinoises dont la source d'inspiration est parfois vraiment trop flagrante. J'imagine qu'en Europe, celles-ci seraient sanctionnées mais ici que nenni, on les trouve sans difficultés, dans le centre commercial de la ville par exemple, à Xinjiekou...

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Lacoste en folie

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Anta, une marque chinoise qui n'est pas sans rappeler le fameux logo de Nike, le swoosh

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Elle fut même l'un des sponsors officiels des JO 2008 de Pékin

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Quand les marques de sport chinoises se copient entre elles. Si le logo ressemblent furieusement à celui d'Anta (voir ci-dessus), il s'agit bien là d'une marque distincte!

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Erke, un autre dérivé de Nike, version chinois

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Encore une marque qui semble s'être fortement inspiré de la marque à la virgule. Là, même le slogan paraît être copié. Entre "Just do it" (Fais-le) et "Everything is possible" (Tout est possible), il n'y a qu'un pas!

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On passe au domaine automobile avec une jeep qui ressemble comme 2 gouttes d'eau aux 4x4 de BMW. Précisons qu'il n'y a que l'arrière qui ressemble, l'avant ressemblant plus à la jeep de chez Volvo!!

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Smart chinoise

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Enfin, on termine avec l'iPod ou plus généralement Apple qui a fait des émules en Chine!

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Là, un magasin de vêtement... Apparemment, on a mal renseigner les patrons!!

J'ai essayé de me demander pourquoi les contrefaçons ont tellement d'importance ici. Sur un blog donc j'ai malheureusement oublier le nom, l'auteur avançait qu'être copié en Chine était une preuve de succès. Et en effet, si on regarde quelles marques sont reprises, on ne trouve que celles qui ont du succès au niveau international. Etre copié signifierait donc être reconnu...

Deuxième possibilité: les originaux sont trop chers! Je vous en avais déjà parlé dans un article précédent, le niveau de vie des Chinois, bien qu'en constante augmentation, reste plus bas que celui que nous connaissons en Europe (cliquer ICI). Pourtant, une paire de Nike, une BMW, un paire de levi's coûte quasiment le même prix qu'en Occident. J'imaginais naïvement que les grandes marques s'adaptaient un tant soit peu au niveau de vie du pays dans lequel elles s'installent mais non, la facture est la même. Alors, on crée des copies, plus ou moins exactes ou des marques chinoises sont créées, évoquant fortement une autre, connue internationalement, mais propose ses produits à des prix plus "chinois". Cela permet aux accrocs des marques d'y trouver leur compte sans se ruiner complètement, à des business man de se faire de l'argent et tout le monde est content...

En conclusion, qu'on soit pour ou contre, les copies sont une réalité en Chine, une réalité qu'on ne cache pas et qu'il sera très très difficile à éradiquer...

Published by Romain Barrabas - dans Chine - divers
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 13:11

Aujourd'hui, j'ai appris une nouvelle leçon dans l'art de faire ses achats en Chine, en plus du marchandage (cliquer ICI: dernière partie)... En chinois, il existe une expression que la désigne: 货比三家. Signification: comparer dans plusieurs magasins avant d'acheter. Vous me direz que cette expression n'est pas valable qu'en Chine mais que tout consommateur qui n'aime pas jeter de l'argent par les fenêtre appliquera cette méthode. Je vous répondrez que vous avez raison mais que, par expérience, consommer en gardant en tête cette façon de faire en Chine peut, plus qu'ailleurs, vous faire gagner des sommes importantes voire même immenses!

Aujourd'hui, je me suis mis en tête d'acheter un nouveau dictionnaire électronique (电子词典). On ne le réalise peut-être pas assez mais ce petit objet se révèle rapidement indispensable lorsqu'on vit en Chine, qu'on soit étudiant en chinois ou tout simplement expatrié. Grâce à cette appareil qu'on peut emmener partout, on peut gagner énormément de temps. Se faire comprendre par un vendeur, décrypter le menu d'une carte, lire une direction, bref, tout un tas de situations quotidiennes toutes bêtes mais qui pourrait rapidement se corser sans votre précieux dictionnaire électronique.

D'abord, c'est quoi un bon dictionnaire électronique? Voilà pour moi les 3 indispensables:

1. Il faut qu'il soit trilingue: chinois-anglais-français. Et oui, l'anglais reste un incontournable car dans le domaine de la traduction chinois/"langue-étrangère-facilement-compréhensible-en-occident" (ce qui exclut d'emblée le japonais et le coréen), l'anglais reste numéro 1. Ca vous permet donc, si vous ne trouvez pas un mot dans la catégorie français/chinois-chinois/français de basculer en anglais et ainsi d'avoir plus de chance d'avoir un résultat positif.

2. Il faut que l'on puisse écrire les mots en pinyin. Le pinyin est un système d'écriture qui permet d'écrire dans l'alphabet latin la prononciation des caractères chinois. On ajoute ensuite un accent - ´ ` ¯ ˇ - qui permet de savoir à quel ton (le chinois est une langue tonale) prononcer le caractère. Une fois que l'on a maîtrisé ce système d'écriture, cela permet par exemple, au cours d'une conversation, d'écrire la prononciation du mot que l'on ne comprend pas pour en connaître le sens. Dans mon premier dictionnaire (Besta No.1 Super), qui pourtant était l'un des plus onéreux, cette option, réellement nécessaire selon moi, était malheureusement absente...

3. Il faut pouvoir écrire les caractères chinois manuellement. La raison semble assez évidente... Lorsque vous rencontrez, dans n'importe quelle situation, un caractère inconnu, vous l'écrivez directement sur l'écran ou sur l'espace prévu et en quelques secondes, vous pourrez en connaître le sens et la prononciation.

Rajoutez à ça des dictionnaires complets, une batterie longue durée, et une facilité d'utilisation et vous serez parez à affronter le chinois!

Après avoir fait un petit sondage auprès de mes camardes de classe, je me suis décidé pour le dictionnaire qui me semblait le plus correspondre aux exigences que j'avais: le Casio E-SF400. Déjà, le fait que la marque soit connu m'a pas mal rassuré. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance dans les marques chinoises (Casio est japonais) mais le problème c'est qu'il y en a un tas qui font des espèces de mauvaises copies des grandes marques et vous vous retrouvez au final avec votre porte-monnaie plus léger un appareil incomplet...

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Le seul défaut de ce dictionnaire: on ne peut écouter la prononciation qu'en anglais et en français. Ca peut paraître insensé mais il faut savoir que la plupart des dictionnaires électroniques chinois/langue étrangère sont d'abord fait pour les Chinois qui apprennent la langue étrangère, quelle qu'elle soit. Il peut donc arriver que certaines options qui nous paraissent basiques soit absentes, alors qu'en fait elles ne sont juste pas nécessaire pour un Chinois. J'imagine qu'il existe cependant des exceptions pour les Japonais et Coréens (et peut-être les anglophones) puis que ce sont ces nationalités qui apprennent généralement le chinois...

Ceci me permet de revenir au premier sujet de l'article: 货比三家. Vous le savez peut-être, les dictionnaires électroniques coûte cher, enfin, les bons. Celui que j'ai acheté m'a coûté 1800 RMB ce qui équivaut environ à 300.- frs. Lorsque le vendeuse m'a annoncé ce prix, j'étais quand même extrêmement étonné. Oui parce qu'une fille canadienne qui étudie avec moi avait également le même modèle qu'elle avait acquis au prix de...2450 RMB donc presque 410.- frs. Alors oui nous avons acheté nos dictionnaires électroniques dans deux magasins différents qui n'appartiennent pas à la même chaîne mais quand même, près de 100.- frs de différence pour un objet rigoureusement identique et sans avoir marchandé une seconde!

Sur eBay, on le trouve aux alentours de 330 $ alors que sur son équivalent chinois, taobao.com environ 1600 RMB. L'endroit où mon amie a acheté son dictionnaire est pourtant une chaîne de magasin très connue en tout cas à Nanjing qui se nomme 苏宁 (Suning) et qui est très présente dans le centre ville commercial de la ville, Xinjiekou...

Sur le site internet du groupe (cliquer ICI), je trouve facilement le dictionnaire électronique mais aucun prix est indiqué... Moralité: lorsque vous achetez quelque chose en Chine d'une certaine valeur, même si c'est une marque reconnue, comparez les prix dans plusieurs magasins, essayer de baisser les prix ou de vous faire offrir quelques petits extras (comme un film de protection, un étui, ... pour le cas du dictionnaire électronique) et vous éviterez ainsi de vous faire pigeonner!

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 10:57

Hier après-midi, j'ai participé à la deuxième activité extra-scolaire organisée par les étudiants qui apprennent à enseigner le chinois aux étrangers, dont fait partie ma partenaire de langue. En décembre, j'avais appris à faire des cookies, une expérience qui se révéla plutôt négative (cliquer ICI).

Encouragée par Zhao Zheng (ma partenaire de langue), j'accepte de participer une nouvelle fois. On reste dans la thématique cuisine mais cette fois bien chinoise puisque nous allons apprendre à faire des 饺子 (jiaozi ou raviolis chinois). Très friand de cet aïeul de notre bien connu ravioli italien, surtout depuis le début du deuxième semestre, je me rends plusieurs fois par semaine dans un mini-restaurant un peu crasseux mais plein de charmes, où l'on sert uniquement des jiaozi qu'on vous prépare à la minute (cliquer ICI). Ainsi, je pouvais observer à chaque fois comment on les confectionnait.

En gros, on prend une boulette de pâte qu'on écrase avec la paume de la main. Ensuite, à l'aide d'une sorte de rouleau, on façonne des cercles. Là, on met un peu de farce à l'aide d'un bâtonnet ou d'une cuillère et puis on plie. Lorsque je les voyais faire, ça avait l'air d'une simplicité enfantine...

Retour hier après-midi. J'arrive dans ce qui semble un petit restaurant, au sein du campus. Peu de monde, principalement des Asiatiques. Et puis, la salle se remplit. Au final, beaucoup de Coréens (majoritaires dans mon uni: cliquer ICI), des Thaïlandais, certainement un ou deux Japonais, une Mongole, ... Pour mon plus grand plaisir, des amis coréens (cliquer ICI) sont également présent.

Comme toute bonne activité chinoise, nous sommes divisés en plusieurs groupes afin de faire des petites compétitions. Dans chaque équipe, une personne est désignée pour participer à l'un des trois discipline proposée. Ca commence par un concours de rapidité de confection de 10 jiaozi, un concours des jiaozi les plus esthétiques et finalement un concours où il s'agit de manger le plus de jiaozi en 1 minute.

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Concours de rapidité et d'esthétisme

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Si je me trompe pas, c'est le petit groupe de jiaozi à droite au milieu de l'image qui a gagné le prix d'esthétisme. Ils ont été fait par une Mongole.

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C'est à celui ou celle qui engloutira le plus de jiaozi en 1 minute. Certains utilisent les baguettes, d'autres y vont carrément avec les mains!

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La "final" entre un Anglais et une étudiante originaire asiatique...

Avant cela, on nous apprend rapidement comment confectionner un ravioli chinois. En regardant, ça paraît super simple. En pratique, déjà beaucoup moins. Bon, il faut avouer que les dieux des fourneaux ont du oublier de se pencher sur mon berceau parce que les seuls recettes que je maîtrise sont la pâte à crêpes et l'omelette (la simple hein!)! En bref, au moment où je me lance dans la confection de mon premier jiaozi, pour une raison inexplicable, je rencontre les plus grandes difficultés à "fermer" le ravioli. Autour de moi, mes amis Coréens paraissent très à l'aise et se lance dans des pliages qui me semblent d'une complexité post-mégalodantesque...

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La farce

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Un cuisinier nous montre comment faire la pâte. La recette paraît assez simple: de l'eau et de la farine. Pour les proportions, il me semble avoir entendu 1 dose d'eau pour 3 de farine.

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Démonstration sur les manières de faire les ronds de pâte. Ca paraît tout con mais une fois qu'on essaye...ben ça l'est moins!

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Et puis on passe à l'étape la plus difficile: le pliage.

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Ensuite, c'est à notre tour. En plus de la farce, on nous amène les ronds de pâtes

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Voilà les jiaozi de notre équipe. Certains sont vraiment réussis, d'autres, comme les miens par exemple, un peu moins ^^

Après deux heures de petits concours et divers activités, nous pouvons déguster nos jiaozi. Verdict: sec et pas super bon. Comme quoi, quelque chose qui peut paraître simple a priori, comme les jiaozi, se révèle bien plus complexe lorsqu'on met les mains à la pâte, on sens propre comme littéral du terme...

Moralité: Je retournerai dans mon petit restaurant... Chacun son truc après tout!

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 01:00

Dimanche passé après-midi, il fait un temps d'été. Je retrouve ma partenaire de langue Zhao Zheng (cliquer ICI) avec qui j'avais déjà visité un autre parc (cliquer ICI) aux alentours de Fuzimiao. Cette fois, nous nous rendons au parc du lac Mochou. Plus petit que celui du lac Xuanwu (cliquer ICI), également à Nanjing mais plus grand que grand que le parc du lac vert de Kunming (cliquer ICI), c'est un parc très agréable, très vert, plein de familles, de couples et de quelques groupes de voyage organisé...

En plus de profiter de la tranquillité des lieux, c'est encore une fois l'occasion d'observer les Chinois dehors, dont le comportement n'est pas forcément le même qu'en Occident (cliquer ICI). Nous croiserons par exemple un vieil homme qui traçait à l'aide d'un grand pinceau et d'eau, un texte, apparemment ancien. Egalement, des hommes qui transportent leurs oiseaux dans de petites cages, les 鸟笼. J'avoue n'avoir aucune idée pourquoi on aime ainsi sortir des volatiles dans des ces fameuses petites cages cubiques mais il semble que ça soit une habitude relativement répandue en Chine. Le parc du lac Mochou est même réputé en la matière!

Avant de vous présenter quelques photos, quelques mots sur le nom de ce lac et accessoirement du parc. Pendant la période dite des "Dynasties du Nord et du Sud" (420-589), une jeune femme prénommée 莫愁 (Mochou) fut vendue à un seigneur dans le but de la marier. Contrairement à son nom, qui signifie littéralement "sans souci", "sans tristesse", Mochou n'était pas heureuse avec cet homme. Elle décida alors de mettre fin à ses jours en sautant dans un puit ou un lac (selon la version de l'histoire). Depuis là, le lac, si on choisit cette version, s'appelle le lac Mochou.DSC08587-small

Sur une rive du lac Mochou

 

Sur le lac, pendant tout le temps passé dans le parc, des équipes de 龙船 (bateau du dragon) s'entraînaient. Il s'agit en fait d'espèce d'aviron à l'ancienne, la déco et le tambour en plus. Comme vous pourrez l'entendre sur la vidéo, un homme tape sur un tambour pour donner le rythme et encourager les rameurs... Selon Zhao Zheng, ce sport n'est pas très à la mode chez les jeunes, mais reste une activité "traditionnelle" agréable à regarder...

 

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Le calligraphe et son oeuvre éphémère...

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Etang rempli de lotus, qui ne fleuriront que pendant l'été

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Vous le savez peut-être, les Chinois (ceux qui peuvent se le payer) sont friands de photos. Le must, c'est bien sûr les photos que l'on fait avant le mariage mais toutes les occasion sont bonnes pour se faire tirer le portrait... Là, 4 photographes pour une jeune femme... Mouais!

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Les oiseaux...

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L'une des plus belles interdiction qu'il m'ait été donné de voir en Chine! Interdiction d'amplificateur de voix en tout genre! Ce panneau s'adresse principalement au guide de groupe qui utilisent en permanence ces engins qui sont juste un viol pour les oreilles de ceux qui veulent visiter tranquillement...

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Statue de Mochou

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Encore une cage d'oiseau

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Published by Romain Barrabas - dans Jiangsu (Nanjing)
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  • : Je m'appelle Romain, je suis Suisse et j'ai 23 ans. Après 2 ans d'étude de mandarin à l'université de Genève, j'ai décidé, avec l'aide d'une bourse, de partir une année à Nanjing (province du Jiangsu) améliorer mes connaissances linguistiques. Sur ce blog, je raconterai donc ma vie ici en Chine, mes voyages, mes réflexions, mes remarques, etc...
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