Partager l'article ! Mercredi 28 avril (洛阳 (Luoyang): 龙门石窟 (Les grottes de Longmen), 白马寺 (Le temple du Cheval Blanc), 神州牡丹园 (Le jardin des divi ...
Dernière journée de ce petit voyage organisé dans le Henan avec cette fois encore (cliquer ICI) pour décor une autre capitale de la Chine ancienne: 洛阳 (Luoyang).
La journée commence avec la visite d'un site bouddhique très important en Chine: les grottes de Longmen ou de la Porte du Dragon (龙门 = Longmen = Porte du dragon). Il s'agit en fait de l'un des rares endroits où des sculptures rupestres bouddhiques ont été conservées en Chine. S'étalant sur près d'un kilomètres sur les rives du 伊河 (Fleuve Yi), cette ensemble de sculptures a été construit sur deux siècles à partir de 494.
Malheureusement, au début du 20ème siècle, un grand nombre de statues a été décapité ou des morceaux de fresques arrachés par des "collectionneurs". Collectionneurs sans trop de remords puisqu'on retrouve leur butin dans les grands musées de ce monde comme au Metropolitan Museum of Art de New York...
Voilà pour la mise en contexte. En réalité, c'est une visite qui m'a vraiment marqué. Cette multiplicité, 100'000 représentations du Bouddha ou figures bouddhiques, même étalée sur 200 années de travail, forcent le respect. Malgré le nombre de touristes impressionnant, comme souvent dans les endroits célèbres en Chine, on peut quand même admirer ces sculptures, plus ou moins bien conservées. Petit conseil pour ceux qui projettent de s'y rendre, privilégiez les endroits connus au début du parcours et gardez les endroits disons plus communs pour la fin. Pour une raison relativement évidente, la grande majorité des touristes se ruent sur chaque petites statues au début de la visite et se fatiguent vers la fin, alors qu'elles méritent tout autant le détour. Donc à moins que vous ne soyez un fan d'art bouddhique rupestre, cette technique vous permettra de passer une visite optimale!
Juste avant l'entrée
En attendant sa tête...
Comme vous pouvez le voir sur cette image, certaines des statues et des fresques devaient être colorées... Aujourd'hui, malheureusement/heureusement, comme l'armée de terre cuite (cliquer ICI), tout a repris la couleur du matériau.
L'aspect poli qu'on voit particulièrement sur la tête de cette statue n'est du qu'aux multiples caresses des visiteurs...des milliers de main...
万佛洞 (La grotte des 10'000 Bouddhas). Les aspérités que l'on voit sur le mur sont également des sculptures bouddhiques.
Détail
Le clou du spectacle fut évidemment le 奉先寺 (Temple Fengxian). On y trouve là les plus grandes sculptures du site dont un bouddha de 17 mètres de haut. Âgées de plus de 1300 ans, la hauteur mais aussi la configuration du lieu donne à cet endroit une esthétique très particulière qu'on ne retrouve à aucune place du parcours.
Depuis l'autre rive...
Bouddha de 17 mètres
Dans une autre partie du site, un visage abîmé
L'autre côté de la rive donne aussi à voir d'autres sculptures mais je dois avouer qu'après 1 kilomètre d'art rupestre en plein soleil m'a fait quelque peu négliger cette seconde partie de visite! Avant de partir, petit balade dans le 白园 (Jardin de Bai) qui est en fait l'endroit qui accueille la tombe d'un poète de la dynastie des Tang (618-907) nommé Bai Juyi (772-846). A vrai dire, je n'ai pas vraiment savouré cette visite mais il faut dire que le jardin en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt particulier...
Sur un pont qui relie les deux rives
L'après-midi, direction le 白马寺: le temple du Cheval Blanc. La spécificité de ce temple est tout simplement d'être le premier temple bouddhique sur sol chinois. Construit au 1er siècle, ce temple est ainsi nommé car on dit qu'il y a fort fort longtemps, deux émissaires de la dynastie des Han (-206/220) avaient été envoyés à la recherche de textes bouddhiques. En Afghanistan, ils rencontrèrent deux moines indiens qui acceptèrent de ramener, sur des chevaux blancs, des enseignements du Bouddha. L'empereur de l'époque, touché, décida de construire le fameux temple en guise d'hommage.
En réalité, il ne reste que très peu à voir du temple originel. Si je n'ai pas trouvé d'intérêt spécial à la visite du temple du Cheval Blanc, le temple qui fut inaugurée l'année passée mérite vraiment le détour. On décida en effet de construire dans l'enceinte du premier temple bouddhique chinois un deuxième temple, mais cette fois à l'indienne. La pierre qui fut utilisée pour sa construction, selon notre guide, vient également de ce pays. L'intérieur est plutôt quelconque mais l'extérieur est vraiment beau, surtout par le contraste qu'il amène avec les autres temples bouddhiques chinois que j'ai pu visiter.
Comme dans tous les endroits touristiques en Chine, on retrouve une multitude de stand avant l'entrée principale. Puisqu'il s'agit là d'un temple, petite spécificité: les bâtons d'encens à gogo. Petits ou très grands, on en trouve pour tous les goûts...
Entrée du temple du Cheval Blanc
Des visiteurs brûlent des bâtons d'encens
Le "nouveau" temple, style indien
Cour intérieure
Détail d'une fresque à l'entrée du temple
Moine
A l'intérieur
Dernière visite du voyage dans le jardin des divines pivoines. D'avance, je m'excuse pour la traduction un peu lourde du lieu mais c'est tout ce que j'ai pu faire. Comme son nom l'indique, on y trouve essentiellement ces immenses fleurs que sont les pivoines, version chinoise (il existe une espèce chinoise). Même si je ne suis pas un très grande fan de fleurs, ce fut surtout pour moi l'occasion de retrouver un peu de vert et de tranquillité avant les 11 heures de train qui nous attendait pour retourner à Nanjing.
Juste après l'entrée, nous assistons à un spectacle avec des danseuses disons d'âge mur... Franchement... C'était pas top et plutôt kitsch!
Balade dans le parc
J'ai surtout fait la connaissance d'une artiste que je n'oublierai pas: 陈倩书 (Chen Qianshu). Née en 1974, cette femme qui habite dans la ville de 鸡西 (Jixi) dans la province du 黑龙江 (Heilongjiang) (cliquer ICI) fait de la calligraphie. Jusque là, rien de très étonnant en Chine... Oui mais il faut savoir que Qianshu n'a pas de bras et peint en tenant son pinceau avec son pied droit. Je ne connais pas le circonstances de son handicap mais dans tous les cas, elle a su en faire un avantage et un gros. On faisait la file pour acheter une oeuvre personnalisée de l'artiste et j'avoue que j'ai moi aussi craqué. Pour 50 RMB (5 €), j'ai accroché sur mon mur mon prénom chinois ainsi qu'un chenyu (proverbe chinois de 4 caractères) que j'ai choisi... Une belle, très belle rencontre qui viendra clore mon voyage dans le Hunan.
Chen Qianshu, en train d'écrire mon prénom chinois
La toile avance. En gros, mon prénom chinois (浩民) et puis le chengyu, la date (en train d'être peinte) et viendra ensuite son nom
Chen Qianshu et moi-même...
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