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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 05:35

Pour ce dernier jour dans la province du 广西 (Guangxi), deux visites au programme: la grotte de la flûte en roseau et la montagne de Fubo, qui se situe au sein même de la ville de 桂林 (Guilin).

Cette grotte fut découverte au 7ème siècle par des moines. Dès lors, elle fut visité par les gens de passage mais ce n’est qu’en 1959 qu’on entreprit des travaux pour la rendre plus accueillante. Quelques années plus tard, elle réouvre afin d’accueillir les Chinois mais aussi les étrangers. Un peu sur le même mode de la grotte que j’avais visité dans le parc de Zhangjiajie (cliquer ICI), une ribambelle d’éclairage de toutes les couleurs est disposée, donnant ainsi un air presque irréel au lieu. Egalement, certains ensemble de stalagmites ou stalactites furent dotés d’un nom, suivant les formes qu’ils évoquaient. Beaucoup plus petite que celle de Zhangjiajie, elle n’en reste pas moins très intéressante. Particulièrement, la salle du banquet du dragon (ça ne s’invente pas!) ou un show mariant musique et lumière transporte ceux qui le regardent dans un monde onirique…

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Une entrée pour les Chinois, une pour les étrangers? Racisme? Nooon...plutôt commerce! En effet, celle par laquelle nous sommes passé nous obligeait à passer par une allée de stand vendant comme d'habitude, tout mais surtout un grand n'importe quoi! Excuse de notre guide: "Oui mais en passant par là, on attend moins longtemps!"

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Bonhomme de neige version minérale

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Selon le guide, voilà un lézard. Selon d'autres, c'est autre chose ^^

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Près de la grotte

La visite terminée, nous reprenons la route où nous attend l’ascension de la 伏波山 (montagne Fubo). Devant l’entrée, la statue en bronze d’un général qui repoussa les barbares (comprenez par là les non-Chinois!) de Guilin. Avant de se rendre en sommet, petite visite d’une grotte creusée sous la montagne. Là, on peut admirer des statues de divinités bouddhistes qui datent, si je ne m’abuse, de la dynastie de Ming (1368-1644). On peut aussi voir des textes gravés dans la pierre mais là, je n’en sais pas plus! Petite anecdote, j’ai pu voir une femme nager près de la montagne… Normale me direz vous avec les températures qui régnaient aujourd’hui, près de 30°C. Pourtant, celle de l’eau n’excédait pas les 6-7°C selon notre guide. Quelques jours plus tôt, il nous avait expliqué qu’ici, toute l’année, des intrépides allait faire trempette toute l’année…

Plus de 300 marches plus tard, nous pouvons contempler Guilin et les alentours. La ville ne présente pas plus d’intérêt que ça par contre les montagnes si particulières de la région qui cernent l’agglomération sont plutôt impressionnantes… Une fois reposés, nous redescendons, puis montons dans le bus qui nous amène à l’aéroport. Après avoir attendu près de 3 heures notre avion, retardé pour cause de météo instable je ne sais ou, nous pouvons enfin embarquer. Prochaine destination: 西安 (Xi’an).
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Selon la légende, les homme doivent frotter sous la partie inférieure de cet interstice afin de, je cite notre guide, être comme Superman! D'ailleurs, la brillance n'est pas due à de l'humidité mais polie par les milliers de main espérant la puissance... Précisons que cet espace de quelques centimètres est surmonté par des tonnes de roche!

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Vue de Guilin

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 13:26

Dernière journée dans la ville de Yangshuo, à environ 80 kilomètres de Guilin. A 9h30, nous retrouvons notre guide chinois et qui parle français, M. Liu, pour une promenade en minibus dans les alentours de cette ville de 20’000 habitants mais qui accueille chaque année près de 14’000’000 de touristes, principalement chinois.

 

Si la ville est belle mais pas exceptionnelle, son environnement lui nous a complètement séduit! Le jour précédent (cliquer ICI), nous avions pu découvrir ce paysage unique qui a fait la célébrité de Guilin et de ses environs, lors d’une croisière sur le 漓江 (fleuve Li). Si personne n’est resté insensible à la beauté du paysage, le fait de découvrir ça sur un bateau en a frustré plus d’un! Au contraire, durant cette journée, nous allions pouvoir nous promener, que ça soit dans un véhicule ou à pied. Une balade d’un peu plus de deux heures qui nous a fait découvrir les rizières, encore en friche mais également quelques petits villages sans infrastructures touristiques, si ce n’est les vendeuses de souvenirs qui nous ont littéralement harcelé, nous poursuivant sur leurs scooters! Voilà ici quelques clichés de cette belle matinée…

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A cette époque, pas de riz mais quelques légumes et surtout des friches...

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Notre mini-bus...style "Fous de Volant" mais avec la vitesse en moins!

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Fleur de pêcher

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Canal d'irrigation

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Que je vous présente un peu, de gauche à droite, de haut en bas: ma maman, mon papa, mon grand-père, moi-même, mon parrain et ma grand-mère

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Retour près de 阳朔 (Yangshuo). Ici, des radeaux de bambou

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L’après-midi, une mini-croisière nous attend. D’habitude peu attirer par ce mode de découverte, cette fois-ci, je n’ai pas été déçu. C’est sur une embarcation de bambou, propulsée par un petit moteur, que nous avons un peu plus découvert les environs de Yangshuo, serpentant la 遇龙江 (rivière Yulong) qui est en fait le prolongement de la 漓江 (rivière Li). Pour reprendre les termes de mon parrain, on se serait cru au paradis! Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que ces paysages si particuliers se retrouvent très fréquemment sur les peintures chinoises. Ils étaient également une source d’inspiration infinie pour les poètes.

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Après environ 1h30 à voguer, nous arrivons dans le village de 福利 (Fuli). Principalement tourné vers la pêche, ce village de 1200 habitants accueille également les touristes en leur proposant, outre les babioles que l’on trouve un peu partout, des peintures sur éventail, la spécialité du coin. Nous avons d’ailleurs passé un bon moment dans un magasin tenu par une famille ou apparemment chacun a reçu la fibre artistique. J’ai craqué pour un paysage de Guilin, façon moderne. Mon parrain et ma grand-mère pour une représentation de 4 jeunes femmes ayant existé pendant la Chine impériale  et dont la beauté faisait des ravages, 四美 (les 4 belles): La première, 貂禅 (Diaochan), qui a vécu pendant la période des Royaumes Combattants, était si belle que lorsqu’elle se baladait sous la lune, celle-ci se cachait, impressionnée par la beauté de la jeune femme. La deuxième, 王召君 (Wang Zhaojun), qui vécut sous la dynastie Han, provoquait la chute des oies qui, devant tant la beauté de celle-ci, en oubliaient de battre des ailes! Les poissons étaient les victimes de la troisième, 西施 (Xishi) qui vécut elle pendant la période des Printemps et Automnes. Alors qu’elle allait laver son linge, les poissons, hypnotisés par la belle, en oubliaient de nager, les faisant couler à pic! Enfin la quatrième, 贵妃 (Guifei) qui vécut pendant la dynastie Tang, provoquait la honte des fleurs qui préféraient se refermer à la vue de Guifei.

J’ai aussi acquis un exemplaire original de juin 1967 du fameux livre rouge, agité par les foules pendant la Révolution Culturelle qui se déroula entre 1966 et 1976. C’est pendant cette période que Mao obligea les étudiants à aller “上山下乡” (“monter dans la montagne, descendre à la campagne”). En gros, les universités ont fermé leur portes et les jeunes gens étaient obligés d’aller à la campagne, Mao jugeant que leur éducation devait se faire par le travail de la terre. Comme le dit notre guide, c’est une “génération sacrifice”. Il nous raconte d’ailleurs que lorsqu’il était enfant, il tenait à l’école un fameux petit livre rouge contre son coeur et devait chanter des louanges à Mao…

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Buffle d'eau

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Une porte de 福利 (Fuli). On peut y lire (de droite à gauche) 水天一色: L'eau et le ciel de la même couleur.

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Dans l'atelier où nous avons acheté les peintures des 4 belles et moi un paysage de Guilin. Ici, la fabrication d'un éventail

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Eventails en construction

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Pilon qui sert à fabriquer des galettes de riz collant

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Cour intérieur du magasin avec, au fond, les 厕所 (WC)

Nous terminons notre journée par un spectacle monté par le créateur de la cérémonie d’ouvertures des Jeux Olympiques de Pékin: 张艺谋 (Zhang Yimou). Alors qu’il n’avait que 8 ans, il regarda le film 刘三姐 (Liu Sanjie). Sorti en 1961, il raconte l’histoire des trois filles de la famille Liu. L’histoire se déroule naturellement à Guilin. Aujourd’hui un classique connu par tout le monde, Zhao Yimou, également producteur de film, voulut rendre un hommage à ce film culte. Après réflexion, il décida de créer un spectacle dont la première représentation se déroula en 2003: 印象 — 刘三姐 . Nous arrivons donc dans un complexe spécialement construit pour la représentation que l’on peut voir tous les soirs, sauf en hiver. Un théâtre à ciel ouvert, tourné vers la rivière Li et les montagnes. Ils font d’ailleurs partie intégrante du spectacle grâce à un jeu de lumière incroyable. Nous avons pris les places les moins chères (210 RMB/personne) mais nous étions tout devant. Le seul désagrément - une ambiance de fête au village. Durant l’heure pendant laquelle dura le spectacle, les gens n’arrêtaient pas de parler très fort, de bouger et j’en passe…

Malgré tout...comment décrire ce spectacle… Moi, le seul qualificatif qui me vient serait “truc de ouf”! Très franchement, je n’avais jamais vu de ma vie une telle représentation. Tout était gigantesque: 650 acteurs, 2500 places, des montagnes éclairés de toutes les couleurs, de la musique digne d’Hans Zimmer (“Gladiator”, “Le Dernier Samouraï”, “La Chute du Faucon Noir”, …)… Du grand art, au sens propre comme au figuré!
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Le site, de jour, durant la croisière de l'après-midi

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Mon appareil n'était vraiment pas adéquat à saisir cet incroyable spectacle. Néanmoins voilà une image où l'on peut voir une file de figurant, tout illuminés.
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 06:14

Notre journée commence à 9h00, au débarcadère touristique de la ville de Guilin. Là, foule de bateaux attendent les touristes pour une croisière de 4 heures, mais qui en dure plutôt 5. Nous montons dans une embarcation qui peut accueillir entre 80 et 100 personnes. Le but de ces quelques heures est d'admirer le paysage qui a fait la célébrité de la région, c'est-à-dire ces montagnes de calcaire très abruptes. Malheureusement pour nous, le temps était plutôt voilé voire complètement gris donc la beauté du lieu était disons quelque peu entachée!
La croisière fut intéressante mais j'avoue qu'au bout d'un moment, ça commençait à devenir un peu répétitif. Enfin, après c'est chacun son truc mais j'avoue que les croisières et moi ça fait deux! Malgré tout très dépaysant, voilà quelques moments saisis...
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Un bateau similaire au nôtre. Vous remarquerez que la coque est très basse et avec raison! En effet, actuellement, le fleuve Li est extrêmement bas, à tel point que nous touchions fréquemment les galets au fond de l'eau...

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Les cuisines à ciel ouvert!

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Vendeur ambulant sur son radeau de bambou. Fruits, pacotilles en tout genre...


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Le petit bout de caillou qui dépasse se nomme 望夫石, c'est-à-dire la femme qui espère son mari (et qui porte son bébé dans le dos)...oui...il faut en avoir de l'imagination!!! En même temps, nous sommes aux pays des poètes et des peintures!

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Ici, l'endroit qui a servi de modèle pour l'illustration du billet de 20 RMB, tenu par mon papa!

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Après 5 heures sur l'eau, nous arrivons dans la ville de 阳朔 (Yangshuo). Notre guide l'avait décrite comme un endroit très pittoresque...il aurait aussi du rajouter extrêmement touristique! A notre arrivée au port, nous avons pu voir un véritable embouteillage de bateaux qui déversait son flot de touristes. A la sortie, nous sommes assailli par les vendeurs ambulants qui essayent de nous vendre des fruits, des bibelots en tout genre, des cartes postales en j'en passe. Ici, comme dans tous les endroits touristiques, il faut d'ailleurs marchander massivement. Sans trop de problème, vous pouvez avoir un bon 50%, voire même plus selon vos talents. Il ne faut en effet pas se laisser impressionner par les arguments des vendeurs, ce sont de très bons acteurs! On vous promettra des vases des dynasties Ming ou Qing, que nenni, ici tout est faux! Après, à vous de trouver la perle rare et de descendre le prix... Ma technique personnelle: avant même d'avoir entendu le prix, je sais déjà que je vais lui répondre catégoriquement: 太贵了 (trop chère! se prononce "taille koué le"!). Après, un combat de RMB s'engage et c'est à celui qui saura faire plier l'autre. Personnellement, j'adore ce jeu! Je sens que le retour en Suisse sera difficile ^^!!!
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Arrivée à Yanhshuo

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Sur la rue de l'Ouest, petit clin d'oeil au journaliste à la houpette (photo retravaillée)

Nous n'avons pas vraiment eu le temps de faire le tour de la ville mais la zone touristique est juste à côté du port: vous trouverez dans la 西街 (rue de l'Ouest) restaurants et échoppes. Nous avons d'ailleurs souper sur cette rue dans un restaurant français tenu par deux frères alsaciens qui vivent ici depuis plus de 15 ans. Le tournedos était délicieux et la bière noire maison (黑啤) vraiment excellente!

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:16

Deuxième voyage de mes vacances intersemestrielles, cette fois-ci avec ma famille: mes parents, mes grands-parents paternels et mon parrain. Après 3 jours à Nanjing, nous partons pour la première étape de notre voyage, 桂林 (Guilin), une ville extrêmement connue de la province du 广西 (Guangxi).

Son principal intérêt, sa géographie très particulière avec ses montagnes de calcaire (rien à voir avec celles de Zhangjiajie, cliquer ICI) qui semble surgir de la terre. Elle est également connue pour ses rizières dans les montagnes, que les hommes ont mis près 4 siècles à façonner.

Arrivé le 21 au soir, nous sommes accueilli à l’aéroport par notre guide, Monsieur Lu, qui a le grand avantage de parler français, un français très poétique d’ailleurs! Dès notre arrivée, nous avons le droit à une présentation détaillée de la ville et des environs. Nous apprenons par exemple que Guilin signifie en chinois la forêt (林) des osmanthus (桂), une espèce d’arbre particulièrement répandue en ville et dans les environs, dont les fleurs jaunes, qui fleurissent en octobre, sont utilisées par exemple pour faire du thé.

 

Au programme de cette première journée: les rizières 龙脊梯田 (Longji) et la visite du village de 平安 (Ping’an). Départ en minibus à 9h00 pour deux heures de route. Là, nous découvrons un paysage très montagneux où l’on peut voir, ça et là, les traces de l’homme: villages et cultures en terrasse. Une fois sur place, nous commençons notre randonnée en direction du village. On emprunte un chemin pavé de pierre, parsemé d’échoppes tenue par les minorités 瑶 (Yao) et 壮 (Zhuang), très présentes dans la province. On trouve les Yao plutôt dans les plaines alors que les Zhuang habitent plus volontiers près des sommets!

Dans ces stands, on trouve les habituels chinoiseries ainsi que quelques objets et produits disons plus régionaux.

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Une vendeuse très très...collante!

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Recrue de la police chinoise!

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Première images des rizières...

 

Quelques pas plus tard, nous arrivons dans le village de 平安 (Ping’an). Assez touristique (les pancartes d’hôtel et de restaurant sont légion), il garde malgré tout un aspect préservé très agréable. Une fois rassasiés, nous nous remettons en route pour quelques 1300 marches qui nous permettront d’avoir une vue d’ensemble des rizières 龙脊 (Longji).

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Rat séché... on les chasse dans les bambous mais je sais pas vraiment le goût que ça peut avoir!

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Ping'an

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Premières images des rizières...

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Au sommet

 

Ensuite, nous partons pour environ une heure à se balader sur les chemins, toujours pavés de pierre, spécialement construit pour les touristes… Un moment très agréable puisque nous étions quasiment seul au milieu de ce paysage si naturel et à la fois totalement maîtrisé et optimisé pour la culture du riz et de légumes. Rencontre également avec des femmes Yao, connu pour leur très longue chevelure, qu’elles enroulent en turban autour de leur tête.

Pour la minute culturelle, sachez qu’à 16 ans, elles se coupent complètement les cheveux mais gardent les mèches qu’elle attache à leur chevelure (quand ça a repoussé) avec une technique que je n’ai pas encore compris. Elles ont donc de très longs cheveux qu’elles entretiennent avec un shampooing maison à base d’eau de cuisson de riz fermenté. Lorsqu’elles se lave, elle laisse la mixture durant 3 jours afin de nourrir leur crinière. Une fois correctement enroulés autour du crâne, elle le recouvre d’un tissu noir. Les demoiselles cachent tous leurs cheveux alors que les femmes ayant déjà donné la vie laisse tomber une natte sur leur front. Notre guide nous indique que ce serait les femmes avec les plus longs cheveux du monde...enfin...voilà!

Autre caractéristique de cette minorité ethnique chinoise, leurs lourdes boucle d’oreille qui allongent le lobe et des mollets en permanence recouverts, même lorsqu’elles travaillent dans les champs. L’explication remonte à une légende qui veut que les origines des Yao remontent à un enfant-chien.

Lors d’une guerre, le roi promit sa fille à celui qui irait tuer son adversaire. Tout le monde se défile à l’exception du chien du monarque qui va exécuter la tâche pour son maître. Le roi, qui voulait tenir sa promesse, mis alors son fidèle compagnon dans un vase que l’on devait laisser scellé pendant 7 jours. Au bout de 6 jours, la princesse, trop impatiente, ouvrit le vase. Le chien était alors devenu homme, à l’exception de ses oreilles et de ses mollets, d’où les longues oreilles et les mollets velus (mais couverts ^^) des femmes Yao!

Enfin, dernière information de notre guide sur les femmes Yao. Il nous explique qu’elles sont extrêmement travailleuses alors que les hommes sont plus feignants, préférant les jeux de carte au travaux des rizières!

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Déroulement...

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Puis réenroulement!

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Une tombe perdue dans les rizièresDSC05237-small

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Bambou qui joue le rôle de canal d'irrigation

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Retour à Ping'an

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Sur le chemin du retour, petit arrêt dans une culture de thé, le 白云茶 (le thé du nuage blanc). Malheureusement, pas de possibilité de dégustation puisque le personnel avait été réduit à son minimum mais heureusement notre guide était là pour nous parler un peu du thé. Il existe donc 3 méthode pour “traiter” le thé: le vert, le jaune (ou thé wulong: 乌龙) et le thé noir, appelé ici le thé rouge (红茶). D’une même feuille de thé, les trois sortes peuvent être obtenue. Le thé vert se sèche à l’ombre puis n’est pas oxydé. Le thé noir est quant à lui sécher au soleil puis oxydé complètement alors que le jaune se situe entre les deux. Chacun à ses vertus mais là, ça dépasse mes compétences!

 

Le soir, petit tour dans la zone piétonne de Guilin. Joli mais rien de transcendant!

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Sous un pont
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  • : Le blog de Romain - Made in Switzer南
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  • : Je m'appelle Romain, je suis Suisse et j'ai 23 ans. Après 2 ans d'étude de mandarin à l'université de Genève, j'ai décidé, avec l'aide d'une bourse, de partir une année à Nanjing (province du Jiangsu) améliorer mes connaissances linguistiques. Sur ce blog, je raconterai donc ma vie ici en Chine, mes voyages, mes réflexions, mes remarques, etc...
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