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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 17:06

Dernier article depuis Nanjing puisque je quitte la ville que j'ai habité pendant près de 10 mois demain matin à 11h00...

Aujourd'hui, je vous propose un coin de paradis. Oui je sais, j'aurais pu trouver une image moins cliché mais vraiment, jamais je n'aurais pensé pouvoir trouver un endroit aussi agréable à Nanjing, un endroit qu'on savoure d'autant plus par les températures écrasantes qui règnent ici depuis presque deux mois déjà.

Depuis que le mercure atteint des sommets, je m'étais mis en quête d'une piscine à ciel ouvert. Malheureusement, je n'ai rien trouver digne de ce nom et j'ai du me rabattre sur la piscine couverte qui se trouve à 5 minutes de l'université (cliquer ICI). Et puis un jour, je tombe sur l'article d'une blog d'une étudiante qui fréquente aussi l'université normale de Nanjing. Elle y parle d'un lac, non pollué, où l'on peut se baigner! Ca peut paraître triviale mais la plupart des lacs en Chine, surtout dans les villes sont peu recommandés à la baignade, principalement à cause de l'immense pollution que l'on peut y trouver - le lac Xuanwu, le plus grand de la ville, ne fait pas exception (cliquer ICI).

Ce coin rare et peu connu que ce soit des Nankinois comme des touristes (il n'apparaît pas dans mon guide de voyage) se situe dans l'enceinte du site de la tombe des Ming, dont je vous avais parlé il n'y a pas très longtemps (cliquer ICI). L'accès n'est pas super facile en transport public alors nous nous sommes rabattu sur le taxi. Pour 22 RMB, nous voilà à l'entrée la plus proche (70 RMB/personne - 35 pour les étudiants et sinon 150 RMB pour une carte annuelle à tous les sites de la montagne pourpre) du tombeau et par extension du petit lac.

Une fois passé un petit pont qui précède l'entrée dans l'enceinte aux murs rouges qui conduit à la colline qui abrite la tombe du premier empereur de la dynastie des Ming, nous coupons à droite par un petit sentier qui s'enfonce dans la forêt. Après une quinzaine de minutes à serpenter entre les arbres, nous arrivons enfin. Devant nos yeux: le lac des nuages empourprés.

Il s'agit en fait s'agit d'un lac artificiel construit en 1936. Après l'érection du mausolée du docteur Sun Yat-sen (cliquer ICI) dans les années 30, on a construit un lac artificiel qui devait servir de réservoir d'eau potable pour les habitants des alentours. Grâce à une donation d'un riche Singapourien, 胡文虎 (Hu Wenhu), le lac des nuages empourprés, d'une surface de 45'000 m2 et avec une capacité de stockage d'eau de 220'000 m3 d'eau vis le jour.

Aujourd'hui, le réservoir n'est plus en fonction mais le lac est toujours bien présent et grâce à son eau clair et non-polluée, elle accueille les baigneurs, malgré les interdictions que l'on peut voir tout autour de l'étendue d'eau! Bizarrement, malgré la beauté du lieu, l'endroit n'est pas tellement fréquentée que ça, ce qui permet réellement de profiter, sans se sentir envahir par la masse humaine qu'on trouve souvent dans les lieux touristiques chinois. Des hamacs, des nageurs consciencieux, d'autres qui chantent des airs traditionnels, une ambiance détendue, un cadre naturel juste exceptionnel, c'est l'un des mes endroits préférés de Nanjing!

En hiver, il paraît qu'on peut observer quelques rares courageux qui viennent se baigner, malgré la rudesse des températures... Allé, j'ai assez parlé et je vous laisse avec quelques photos...

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Dans la forêt, sur le chemin du lac

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Arrivée au lac

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Avertissement, en chinois et en anglais qui interdit la baignade... Très franchement, je ne crois pas que ce lac puisse être dangereux outre mesure mais j'imagine que puisqu'il n'est pas surveillée, les autorités préfèrent se couvrir en cas d'accident...

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La tour qui domine le lac, aujourd'hui inutilisée...

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Voilà la vue que nous avions, Tessa (une amie belge) et moi-même depuis notre linge! Cette fois, vue complète de la tour

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Un plongeoir improvisé à été construit à l'aide d'échelles de bois et de bambous attachées... Culminant à 5.12 m., je n'ai pas pu m'empêcher! Me voilà en pleine action, immortalisé par Tessa ^^

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Hamac...

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Quelques nageurs traînaient derrière eux des flotteurs, parfois simplement une grosse bouteille en plastique vide. Il faut dire qu'on a vite plus son fond...

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Dernier coup d'oeil à la tour avant de partir...

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 01:00

Dimanche passé après-midi, il fait un temps d'été. Je retrouve ma partenaire de langue Zhao Zheng (cliquer ICI) avec qui j'avais déjà visité un autre parc (cliquer ICI) aux alentours de Fuzimiao. Cette fois, nous nous rendons au parc du lac Mochou. Plus petit que celui du lac Xuanwu (cliquer ICI), également à Nanjing mais plus grand que grand que le parc du lac vert de Kunming (cliquer ICI), c'est un parc très agréable, très vert, plein de familles, de couples et de quelques groupes de voyage organisé...

En plus de profiter de la tranquillité des lieux, c'est encore une fois l'occasion d'observer les Chinois dehors, dont le comportement n'est pas forcément le même qu'en Occident (cliquer ICI). Nous croiserons par exemple un vieil homme qui traçait à l'aide d'un grand pinceau et d'eau, un texte, apparemment ancien. Egalement, des hommes qui transportent leurs oiseaux dans de petites cages, les 鸟笼. J'avoue n'avoir aucune idée pourquoi on aime ainsi sortir des volatiles dans des ces fameuses petites cages cubiques mais il semble que ça soit une habitude relativement répandue en Chine. Le parc du lac Mochou est même réputé en la matière!

Avant de vous présenter quelques photos, quelques mots sur le nom de ce lac et accessoirement du parc. Pendant la période dite des "Dynasties du Nord et du Sud" (420-589), une jeune femme prénommée 莫愁 (Mochou) fut vendue à un seigneur dans le but de la marier. Contrairement à son nom, qui signifie littéralement "sans souci", "sans tristesse", Mochou n'était pas heureuse avec cet homme. Elle décida alors de mettre fin à ses jours en sautant dans un puit ou un lac (selon la version de l'histoire). Depuis là, le lac, si on choisit cette version, s'appelle le lac Mochou.DSC08587-small

Sur une rive du lac Mochou

 

Sur le lac, pendant tout le temps passé dans le parc, des équipes de 龙船 (bateau du dragon) s'entraînaient. Il s'agit en fait d'espèce d'aviron à l'ancienne, la déco et le tambour en plus. Comme vous pourrez l'entendre sur la vidéo, un homme tape sur un tambour pour donner le rythme et encourager les rameurs... Selon Zhao Zheng, ce sport n'est pas très à la mode chez les jeunes, mais reste une activité "traditionnelle" agréable à regarder...

 

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Le calligraphe et son oeuvre éphémère...

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Etang rempli de lotus, qui ne fleuriront que pendant l'été

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Vous le savez peut-être, les Chinois (ceux qui peuvent se le payer) sont friands de photos. Le must, c'est bien sûr les photos que l'on fait avant le mariage mais toutes les occasion sont bonnes pour se faire tirer le portrait... Là, 4 photographes pour une jeune femme... Mouais!

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Les oiseaux...

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L'une des plus belles interdiction qu'il m'ait été donné de voir en Chine! Interdiction d'amplificateur de voix en tout genre! Ce panneau s'adresse principalement au guide de groupe qui utilisent en permanence ces engins qui sont juste un viol pour les oreilles de ceux qui veulent visiter tranquillement...

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Statue de Mochou

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Encore une cage d'oiseau

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 19:44

Vendredi, 18h45, le soleil commence à se coucher. A force, je m’y suis fait, le ciel de Nanjing, spécialement la nuit (mais aussi le jour, cliquer ICI), peut revêtir des couleurs plutôt incongrues. 

Il est parfois violet, parfois rouge, parfois orange. Vous me direz “c’est normal”, au coucher du soleil, on retrouve souvent ces tons. Oui mais non. Je ne saurai pas expliquer pourquoi mais le ciel de Nanjing paraît souvent irréelle, en particulier quand il est nuageux...


Vendredi, on tendait plus vers le orange clair. Point particulier, depuis ma fenêtre, quelques bâtiments semblaient éclairés par un gros projecteur, les faisant d’avantage ressortir alors que d’autres avaient choisit l’option camouflage pour se confondre avec la voûte céleste… Allé, stop aux mots, place aux photos...

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 19:31

Il y a quelques mois, j’avais commencé à vous présenter une partie de l’immense parc national de la montagne Zhongshan, endroit qui regroupe un nombre impressionnant de sites historiques, plus ou moins importants, plus ou moins intéressants. La dernière fois, je vous avais principalement parlé du mausolée du Dr. Sun Yat-Sen, considéré par beaucoup comme le père de la Chine moderne (cliquer ICI).

Dans cet article, lumière sur la deuxième grosse attraction du parc: la tombe des Ming. Parenthèse historique. En 1356, une révolte paysanne, avec à sa tête un certain Zhu Yuanzhang, parvient à mettre fin à la dynastie en place, les Yuan (1271-1368) - la dynastie Ming est née (1368-1644). Zhu Yuanzhang monte sur le trône et devient l’empereur Hongwu (洪武). Il établit la capitale de l’Empire à Nanjing et elle le restera jusqu’au troisième empereur de la dynastie qui la fera finalement revenir à Pékin (la dynastie des Yuan fut la première à proclamer Pékin comme capitale).

La tombe que je vous présente aujourd’hui est justement celle du premier empereur de la dynastie Ming. La visite commence par un pavillon qui contient une immense stèle que le petit-fils du premier empereur a fait gravée en l’hommage de son aïeul. Si la partie supérieure est manquante, elle est LA plus grande stèle de Chine avec plus de 2700 caractères.

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Sur le chemin de l'entrée du site

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La stèle gravée en l'hommage du premier empereur de la dynastie Ming (deuxième plan)

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Détail de la stèle

Suit l’allée sacrée d’une longueur de 1800 mètres. Tout le long, des statues d’animaux, réels ou imaginaires, rythment la marche. Dans l’ordre: des lions, des 獬豸 (xiezhi) (sorte de licorne chinoise), des chameaux, des éléphants, des 麒麟 (une autre sorte de licorne chinoise!) et enfin des chevaux. En bref, des dizaines de statues dont la fonction principale est de protéger la tombe de l’empereur...

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Les chameaux

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Les éléphants

Une fois au bout, on espère vainement arrivé sur le site… Que nenni, une nouvelle allée, cette fois bordée par des statues de militaires. Suis ensuite un chemin qui nous mène enfin aux abords de la tombe.

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On traverse une première cours dans laquelle on peut voir des petits temples transformés en encensoirs, des stèles ainsi qu’un hall sacrificiel (de quoi, je sais pas!). Toujours pas de tombe à l’horizon quand on pénètre dans la deuxième cour.

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Petit temple transformé en encensoir

Au lieu de cela, on se retrouve devant une immense et imposante construction: 方城明楼 (la citadelle rectangulaire et la tour des Ming). Si l’ensemble de ses bâtiments, vu de l’extérieur vaut le détour, l’intérieur déjà beaucoup moins. En effet, pas grand chose à voir si ce n’est les peintures dans la tour, transformée en magasin de souvenir…

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La citadelle rectangulaire et la tour des Ming

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A l'intérieur de la citadelle

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Dans la tour des Ming

Vient enfin la tombe à proprement dite du premier empereur de la dynastie Ming: une...colline sous laquelle repose le corps du monarque. Contrairement à celle qui abriterait le corps du premier empereur de Chine (cliquer ICI), on peut s’y balader, dessus comme autour. Protégée par une muraille qui l’entoure, la promenade aurait pu être agréable mais après la trèèèès longue allée sacrée et le reste du chemin qu’il faut parcourir pour parvenir jusqu’ici, c’était plutôt le coup de grâce!

Un lieu donc qui mérite le détour, rien que pour l’allée sacrée qui est pour moi le point fort du site. La tombe n’est certes pas aussi impressionnante que celle du premier empereur de Chine (cliquer ICI) mais permet une belle balade, un peu historique, mais pas trop quand même!

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Sur la colline qui sert de de tombe au premier empereur de la dynastie Ming, certains arbres ont été gravés par des promeneurs. Ici, 章 , qui signifie entre autre l'ordre.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 15:13

Hier matin, je retrouve mes amis commerçants (cliquer ICI et LA) du quartier de Fuzimiao (cliquer ICI et LA). Petite remise en contexte. J'avais rencontré lors d'un souper le patron de deux boutiques. Comme je suis blanc, il pense instinctivement que ma langue maternelle est l'anglais. Je le corrige mais il me demande malgré tout si j'accepterais de donner des cours d'anglais à son fils. Ne manquant pas une occasion pour connaître mieux les Chinois, j'accepte. La première "leçon" fut un vrai fiasco puisque l'enfant, âgé de 7 ans, était plutôt effrayé par moi et n'acceptait que de me parler en chinois.

Deuxième essai hier matin. La mère nous laisse seule et grande surprise, il accepte de dire quelques phrases simples dans la langue de Shakespeare, sans laisser toutefois tomber le chinois qui reste la langue la plus parlée pendant ces quelques instants. Une vingtaine de minutes plus tard, la mère revient, accompagnée d'une autre dame et de sa fille. Apparemment, la famille Cheval (nom de famille des commerçants: 马 qui signifie "cheval") a fait de la pub autour d'elle! La petite, prénommée 一凡 (Yifan mais se prononce Yifanne), âgée de 7 ans et demi, ne semble pas du tout gênée et commence directement à me parler en anglais...

Les deux mamans nous laissent quelques minutes et puis je suis invité à aller visiter la 中华们, littéralement la "Porte de Chine". Comme je vous l'ai déjà mentionné dans un article précédent (cliquer ICI), Nanjing fut la capitale de l'Empire chinois deux fois: sous les Tang du Sud (937-975) et sous les Ming (1368-1644). Sous cette dernière, un mur d'enceinte de plus de 33 km fut construit entre 1866 et 1886 par l'empereur Zhu Yuanzhang qui n'est rien d'autre que le premier empereur de la célèbre dynastie. A l'époque, elle était tout simplement la plus grande fortification de ce type dans le monde et reste la plus grande de Chine encore aujourd'hui même si elle a perdu un tiers de sa longueur.

Percé de 13 portes, la "Porte" Zhonghua est la plus monumentale. Je mets porte entre guillemets parce que cet endroit est loin de se limiter à une porte d'entrée et de sortie. Il s'agit plutôt d'une caserne qui pouvait accueillir jusqu'à 3000 hommes. Couvrant une superficie de 15'168 mètres carrés, elle est la plus grande construction de ce type en Chine.

Aujourd'hui, la caserne reste imposant mais fut malheureusement amputée des bâtiments qui la surmontaient, dont le plus grand fut détruit en 1937 par les Japonais, à la période du tristement célèbre massacre de Nankin (cliquer ICI). Malgré tout, l'endroit vaut le coup d'oeil, ne serait-ce-que pour apercevoir de près cet imposant mur d'enceinte, qui n'égale pas la Grande Muraille (cliquer ICI) mais qui mérite quand même le détour!

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      Une maquette du site, tel qu'il était à l'origine. Comme je vous l'ai expliqué, les bâtiments ont tous été détruits...

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L'entrée

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Dernière cour intérieur avec sur la droite, une rampe d'escalier. Celui-ci a été construit spécialement pour fluidifier la visite.

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      Le point culminant de la caserne, sans le bâtiment qui fut détruit en 37

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Autre point de vue

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A l'intérieur d'une des 27 alcôves que comptent le site. Elles abritaient à l'origine les soldats, aujourd'hui des expositions où comme ici, un temple   

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Le fils des commerçants de Fuzimiao (dont j'ai oublié le nom) et Yifan

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Vue d'une portion du mur d'enceinte en arrière-plan    

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Sur l'esplanade qui domine le site

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      Une autre portion d'enceinte...

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      Yifan et moi-même!

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Si j'ai bien compris, sur chaque brique, on retrouvait le nom de celui qui l'avait fabriqué ainsi que celui qui l'avait posé. Si il y avait un problème, on savait trouvé le coupable et...lui trancher la tête...

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      Une cour abritent également deux jardins à bonzaï

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La visite terminée, nous retournons en direction de Fuzimiao pour aller manger. En chemin, nous nous faisons halte à la 学习房, autrement la chambre d'étude de Yifan. Etonné, je demande la raison de cet endroit. Sa mère m'explique que leur habitation est trop loin de l'école de Yifan donc la famille a pris la décision de louer ou acheter (je n'ai pas demandé) une chambre d'étude pour la petite qui l'habite avec sa mère du lundi au vendredi. J'imaginais une petite chambre, me voilà dans un petit appartement tout confort, décidément, faire du commerce rapporte beaucoup, en comparaison de la petite discussion que j'avais eu avec ma professeur d'écoute (cliquer ICI). Dans la chambre de Yifan, je découvre un étrange instrument de musique: le guzheng.

Je suis certain que vous avez déjà entendu le son de cet instrument de la famille des cythares (on dit merci Wikipédia) que l'on associe assez vite à la musique dite traditionnelle chinoise. Sans que j'ai à lui demander, Yifan colle au bout de certains des doigts de sa main droite des petites plectres puis s'asseille face à son instrument. Elle règle seul son gucheng et puis nous fait deux morceaux. Franchement, j'ai été soufflé! Je ne suis pas très fan de ce type de musique mais voir cette petite fille, concentrée, faire un morceau qui m'a semblé parfait, en plus par coeur, y'a de quoi être touché!

Après cette représentation, je suis invité à manger dans un restaurant où on choisit soi-même plein de petites spécialités. Les deux femmes ont commandées bien plus qu'il n'en fait mais on emportées les restes dans des doggy-bags. Une très bonne journée donc et je devrais normalement remettre ça ce week-end!

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      Annonce pour des achats ou loctations d'appartements

      Yifan et son gucheng. Pour la précision, elle en joue depuis 4 ans (elle a 7 ans et demi...)

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Ses partitions et une boîte sur laquelle figure le drapeau suisse, ça ne s'invente pas!    

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Une partie de notre repas avec entre autres de la langue de canard (au centre en bas de l'image, ce qui ressemble à des calamars), du 盐水雅 (Canard à l'eau salée, une spécialité de Nanjing) juste à la droite des langues et à droite, à côté des concombre, le fameux et redoutable 臭豆腐, traduisez le "tofu qui pue", une autre spécialité de la ville mais qu'on retrouve un peu partout en Chine. Moi je trouve ça vraiment très difficile à manger, ayant d'avantage l'impression de manger un morceau de vomi cuisiné que de la nourriture! Nouveau choc culturel, Yifan et l'autre enfant l'ont classés parmi leurs plats préférés!!

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 16:35

Dimanche passé, j'ai eu l'occasion de visiter un haut lieu historique de Nanjing, peu connu mais qui revêt une importance capitale en Chine. Cette visite s'est déroulée en la compagnie de la femme et du fils d'un commerçant de Fuzimiao (cliquer ICI et LA) que j'avais connu par l'intermédiaire d'un vendeur de thé (cliquer ICI).

Si j'ai compris une chose importante en Chine, c'est bien ce qu'on appelle ici les 关系 qu'on traduit par relations sociales ou guanxi. J'en avais parlé dans un article précédent (cliquer ICI), le marchandage implique une relation tout autre entre le vendeur et l'acheteur. Même s'il est acquis que marchander est bien plus fatiguant que de lire une étiquette, cette action permet de lier des relations avec certains commerçants qui peut aboutir à de l'amitié dans certains cas. Je l'avoue, je suis opportuniste. Certains le prennent comme un défaut, moi je le vois plus comme un trait de caractère qui permet de saisir des occasions qui peuvent nous apporter beaucoup, à pleins de niveaux. Ce commerçant m'avait demandé si je pouvais donner des cours d'anglais à son fils (ici blanc = anglophone), j'ai tout de suite accepté.

Dimanche passé, je me rends dans l'une des boutiques de l'homme et attend. Au bout d'une dizaine de minutes, la mère et son fils arrive. Timide et peut-être intimidé, l'enfant m'évite et refuse de parler en anglais. Moi je n'y vois pas d'inconvénient, parler le chinois ça me va! Finalement, je parle plus avec la mère et une vendeuse qui, pour une fois, me posent de vraies questions sur la Suisse. Je dis ça parce que la plupart du temps, on me sort cliché sur cliché et j'avoue qu'à force, ça tend!

Finalement, elle me propose d'aller visiter le plus grand collège d'examens mandarinaux de Chine, et oui, rien que ça! Pour ceux qui l'ignore, sachez que ces examens étaient une véritable révolution à l'époque où il ont été créés, il y a un peu plus de 2000 ans sous le règne de de l'empereur Wudi (-156/-87). Pour l'une des premières fois dans l'histoire, voire même peut-être la première, un système d'aristocratie fut remplacée par une méritocratie. En gros, tout le monde pouvait accéder aux plus hautes fonctions de l'Empire, quel que soit son origine social. Dans les faits, la situation étaient moins rose puisque vu la préparation qu'il fallait et l'éducation qui suit, les relations et le sexe (les femmes n'y étaient pas admises), tout le monde n'avait pas un accès égal aux fameux examens.

Le collège des examens mandarinaux de la région du Jiangnan exista pendant 1316 ans, entre 589 et 1905, année à laquelle les examens furent abolis. Sur la maquette de l'entrée, on peut saisir à la grandeur du site par le passé. Aujourd'hui, j'imagine que la plupart des bâtiments sont de pures reconstructions, mis à part quelques stèles, entre autres. On peut néanmoins avoir une petite idée de ce que c'était de passer les examens qui donnaient accès aux fonctions mandarinales, des plus basses aux plus prestigieuses. Imaginez passé entre 24 heures, 72 heures (dixit Wikipédia) voire même jusqu'à une semaine, selon mon amie chinoise. Imaginez rester durant la durée de tout l'examen dans une toute petite pièce, parfois vétuste avec deux planches de bois, l'une qui servait de siège, l'autre de bureau. Réunies, elle formait un lit sommaire. Imaginez également que cet endroit, que vous ne quitterez pas, vous serve également de toilettes ainsi que de salle à manger. Enfin imaginez que vous êtes exactement 20'644 a subir cette épreuve simultanément. Voilà ce que c'était de passer un examen mandarinal dans cette immense collège.

Pour terminer, il faut savoir que si on ratait l'examen, il fallait attendre 3 ans avant de le repasser, à moins que l'Empereur n'en décide autrement. Pas de limite d'âge et d'ailleurs, le plus vieux participant dans ce collège était âgé de...103 ans!

Un endroit intéressant à visiter mais les explications y sont pour beaucoup, qu'elles viennent de mon amie chinoises ou des petits panneaux disséminés traduits en anglais.

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A l'entrée du site, deux statues représentant un participant et un professeur. Les parties patinées (en clair) l'ont été par tous les passants qui ont touché ces bronzes, en espérant avoir de la chance, du bonheur, etc...

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Maquette du collège tel qu'il l'était. Les rangées que vous pouvez voir après les 3 bâtiments abritaient les 20'644 cellules

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L'un sinon le dernier personnage célèbre issu du collège, Chen Duxiu (1879-1942)

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Quelques affaires d'un participant qui ont servies pendant les examens

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Le diplôme que l'on recevait si l'on réussissait les examens: 1 mètre 20 sur 60 centimètres, ça en jette!

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L'une des reconstitutions à l'aide d'un mannequin. En l'occurrence, un participant visiblement un peu paniqué, peut-être en raison du serpent (en haut à droite de l'image) dans sa cellule! Sur la droite de l'image, on peut voir son panier à repas.

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Détail d'une stèle

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La femme de mon ami commerçant qui explique à son fils la stèle la plus célèbre du site qui représente un homme constitué de 10 caractères chinois.

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De gauche à droite: la femme du commerçant, leur fils et moi-même. La poutre métallique terminée par deux têtes de dragons porte, suivant le nombre de fois qu'on la franchit, amène divers bonheurs. Dans l'ordre:

1 fois: succès des examens

2 fois: rapide avancement dans sa carrière professionnelle

3 fois: bonne chance et argent

4 fois: amour éternel

5 fois: naissance d'un fils

6 fois: longue vie, bonne santé et paix

Nous retournons plus tard dans l'un des magasins où nous trouvons le mari. Je suis invité au restaurant et j'ai mangé là l'un des meilleurs souper de cette année en Chine. C'est l'avantage d'être avec des gens qui connaissent, il n'y a qu'à se laisser guider! Après, il suffit de tomber sur une personne qui "commande bien" (Chaque fois que j'ai mangé avec des Chinois, c'est une seule personne qui commandait pour l'ensemble de la tablée) et le tour est joué. Retour une dernière fois dans l'une des boutiques où je reçois, encore une fois, un cadeau: 雨花石,des "pierres des fleurs de pluie" qu'on trouve dans un cours d'eau de Nanjing. Je prends à ce moment-là la décision de freiner mes envies d'ailleurs pour passer l'essentiel des week-ends qui me restent à Nanjing, à profiter des moments avec mes connaissances chinoises. Les voyages attendront mais ces moments que je passe avec des Chinois m'apporte quelque chose d'unique et qui ne se représentera peut-être pas de si tôt...

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 04:08

Hier, petite sortie avec ma partenaire de langue Zhao Zheng (cliquer ICI pour la voir). A côté de Fuzimiao (cliquer ICI et LA), il existe un parc très tranquille, mélangée d'histoire ancienne et plus récente, le tout dans un cadre franchement reposant, à condition d'éviter les groupes: 瞻园 (Parc Zhan).

Hier il faisait beau, comme il le fait depuis plusieurs jours d'ailleurs. Mon point de vue sur les saisons nankinoises se confirment, le printemps et l'automne n'ont pas de place ici. Après un hiver franchement froid, l'été s'est imposé de manière assez violente! Même si j'aime le chaud, il m'a fallu quand même m'habituer à laisser ma veste d'hiver au crochet pour opter pour le short et le t-shirt. Si vous espérez le soir un peu de fraîcheur, autant oublier, pour une raison étrange, il semble qu'il fasse tout le temps chaud, le jour comme la nuit...

Enfin bref, arrivés devant le parc et 15 RMB plus tard (le billet normal est à 30 RMB, vive les joies de la carte d'étudiant!), nous entrons dans l'enceinte du parc Zhan. J'ai demandé à Zhao Zheng quelles étaient les particularités de ce parc et elle n'a pas vraiment su me répondre. En même temps, étant originaire du Henan (cliquer ICI), je ne peux pas vraiment lui en vouloir.

Après exploration, il s'est révélé un étrange mix d'histoire dynastique et de révolution. Comme vous le savez peut-être, Nanjing a été capitale de l'Empire chinois, plus précisément pendant les dynasties des Tang du Sud (937-975) et la célèbre dynastie des Ming (1368-1644). Dans ce parc, on retrouve justement des traces de cette dernière, sous la forme de calligraphie gravée. Voilà pour le "vieux".

Pour le récent et encore tout est relatif, ce parc nous parle aussi d'une période trouble de l'histoire chinois: la révolution des Taiping. Au milieu du 19ème siècle, la dernière dynastie impériale des Qing (1644-1911) perd peu à peu son influence, c'est le déclin de la Chine impériale. Divers événements vont conduire à sa perte: les deux guerres de l'Opium (1839-1842/1856-1860) et entre deux, la révolte des Taiping (1851-1864).

A la tête de ce soulèvement, Hong Xiuquan (1812-1864), qui s'était proclamé demi-frère de Jésus-Christ. Et oui, ça ne s'invente pas! Même si ces 13 années qu'ont durées cette révolte furent d'un sanglant peu commun (on parle entre 20 et 30'000'000 de morts), l'histoire chinoise porte un regard qui définit cette période comme une sorte de pré-communisme. Il faut savoir que Hong Xiuquan avait mis en place un système qui n'est pas sans rappeler celui que les communistes instaurèrent un peu moins de 100 ans plus tard. Abolition de la propriété privée, mise en commun des récoltes et mais le tout gérer par le pouvoir central, il est vrai qu'on trouve quelques points commun avec ce que le PCC mettra en place lors de sa prise du pouvoir.

Dans le parc, on retrouve quelques allusions à cette période, en particulier une fresque à l'entrée. Il existe certainement d'autres références mais puisque tout était en chinois et qu'il faisait vraiment beau, j'ai d'avantage profiter de me balader plutôt que de me cultiver.

En conclusion, je dirais que c'est un parc agréable mais pas exceptionnel. J'imagine cependant que pour ceux qui souhaitent échapper à la frénésie de Fuzimiao, ce parc est un bon moyen de se détendre, à condition d'éviter les groupes et leur guide au micro dévastateur de tranquilité!

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Bonsaï

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洪武皇帝 (L'empereur Hongwu), fondateur de la dynastie des Ming (1368-1644). Sur l'image, on peut voir son nom et prénom avant son couronnement, 朱元璋 (Zhu Yuanzhang)

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Depuis le parc. Au premier plans, des habitations modestes, en l'occurrence des taudis et au loin, un bâtiment de l'Etat, en l'occurrence un immeuble tout de verre et béton vêtu...

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Erable du Japon

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Dessus de poubelles abandonnés...

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Près d'une cascade

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 02:20

Jeudi dernier, départ pour mon deuxième week-end à Shanghai (cliquer ICI pour le premier). Cette fois, ce n'est pas vraiment la ville qui m'intéresse mais plutôt un événement sportif diffusé dans le monde entier, 2010 Formula 1中国大奖赛 (Grand Prix de Chine de Formule 1).

 

Avant que je vous raconte comment j'ai vécu cette course pour laquelle je n'avais a priori aucun intérêt (je ne suis pas un grand fan de F1), retour à ce jeudi 15 avril, à la gare de Nanjing. La dernière fois que je m'y étais rendu, je n'avais pas eu vraiment l'occasion de la "visiter". Là, j'étais arrivé bien en avance alors j'ai eu tout le loisir d'explorer les lieux, ou plutôt les environs. Très franchement, c'est une des plus belles gares qu'il m'eut été donné de voir! Le bâtiment est plutôt moderne, joli, mais assez quelconque. Non, le véritable intérêt réside dans l'emplacement. Face au 玄武湖 (le lac Xuanwu), la vue est vraiment magnifique. On voit que c'est une grande ville mais qu'elle possède aussi des espaces naturelles, à commencer par l'immense parc qui porte le nom du lac (cliquer ICI).

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Je continue ma balade, arrive sur la grande place et me dirige vers les rives du lac. Si celui du lac de Neuchâtel sont certainement les plus belles du monde, il faut avouer le bord du lac Xuanwu mérite le détour. Du vert, du bois, des passants. On quitte la folie de la ville et on savoure. Certains se baladent, d'autres mangent pendant que quelque uns pêchent. Cet endroit est un véritable sas de décompression, qu'on aille prendre un train où que l'on vienne d'en sortir.

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Service de police de la gare...et ce n'est pas une blague!

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La gare

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Rives du lac Xuanwu

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C'est le printemps!

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Pêcheurs "traditionnels"

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Pêche disons plus relax...

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Pêche carrément tranquille, avec public averti dont un membre de l'armée Rouge (à droite)

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Ici, vous pourrez vous faire tirer le portrait et faire directement imprimer votre photo...

L'heure passe et mon train arrive, direction Shanghai. Sur place, je retrouve Karo, une amie allemande que j'avais connu le semestre passé à l'uni. Petit souper avec un couple, lui aussi allemand, que je connaissais déjà et puis retour dans l'appartement de Karo qui a bien accepté de m'héberger pendant ces quelques jours. C'est d'ailleurs avec elle que j'irai assister à la course.

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Dans la gare de Shanghai. Il y a un mois, on voyait les câbles électriques, pas de plafond, enfin le chantier et là, on se croirait dans une clinique tellement que tout est parfait! L'Expo approche...

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Gare by night

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美罗城 (Metro City), une graaand centre commercial où nous sommes allés mangés.

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A l'intérieur

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Le nouveau Burton version chinoise

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Sur le chemin du retour

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Vue depuis le balcon de Karo

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 04:40

Il y a quelques mois, je vous avais présenté le Marché du Temple de Confucius (cliquer ICI), l'une des places les plus célèbres de Nanjing. Depuis, j'y suis retourné un bon nombre de fois, que ça soit pour profiter des stands de nourritures et de leurs spécialités, de faire du shopping pas cher ou de profiter tout simplement de l'ambiance assez particulière de ce lieu.

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Même point de vue qu'avant, mais cette fois la photo est retravaillée

Aujourd'hui je vous propose un article très en retard puisqu'il présente une soirée que j'ai passé il y a environ 3 mois maintenant, lorsque ma copine était venu me rendre visite. En bon petit guide, je l'ai amené sur cette célèbre place. Après avoir profiter de la place et mangé les fameuses brochettes, nous sommes allés visiter le temple de Confucius, qui donne son nom à la place.

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L'entrée de l'espace qui regroupent tous les stands de nourriture

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Des sortes de raviolis dont j'ai oublié le nom

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Des "pâtisseries" salées ou sucrées

Sur internet, je n'ai pas trouvé beaucoup de renseignements sur ce temple, si ce n'est qu'il fut construit en 1034. A vrai dire, il ne les fait pas! Comme la place qui l'entoure, on retrouve des lumières de toutes les couleurs, sous formes de guirlandes, projecteurs et j'en passe à la pelle. L'effet est double: d'un côté on a vraiment l'impression de se retrouver des un endroit surnaturel, presque onirique mais de l'autre, l'authenticité en prend un coup! Impossible de dire que ce temple est âgé de près de 1000 ans et, qu'à une certaine époque, il était autre chose qu'une attraction touristique, relativement chère de surcroît!

L'endroit vaut malgré tout le détour, de nuit et juste avant la fermeture des portes de préférence. Déjà parce que vous pourrez admirez l'éclairage mais surtout parce que vous risquez de croiser peu de monde, ce qui fut notre cas. On peut alors se balader tranquillement et savourez la visite.

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      Le temple

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Bâtons d'encens

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A côté de l'entrée du temple

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Statue de 孔子 (Confucius), de dos

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A l'intérieur du temple avec, au centre, une peinture de Confucius

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:02

Je vous avais parlé il y a quelques jours de ma nouvelle passion pour le thé (cliquer ICI), je vous présente aujourd'hui l'endroit où je me ravitaille et où mon porte-monnaie s'est fortement allégé, j'ai nommé le marché du thé (茶叶市场). Lorsque j'en avais entendu parlé, j'imaginais une sorte de grand entrepôt sous lequel on trouverait un joyeux bazar mêlant divers sortes de feuilles de thé ainsi que des accessoires en relation avec la fameuse boisson...

Et bien que nenni! Au lieu de cela, une sorte de mini-village où on ne trouve que des petites échoppes qui de prime abord, se ressemblent toutes. Certaines vendent de tout, d'autres sont spécialisées. Chaque fois que je m'y suis rendu, l'endroit paraissait relativement désert et permettait alors de se promener sans se sentir trop oppressé. Je ne connais pourtant absolument pas cet endroit...et je vais vous expliquer pourquoi!

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L'entrée du marché

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Dans le marché, avec mon coloc' (cliquer ICI)

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La première fois que je m'y suis rendu, c'était avec mon fameux premier ange-gardien, Esther, ma voisine malaisienne mais d'origine chinoise (cliquer ICI). Rajouté mon colocataire et Sarah, une amie française et nous voilà embarqués dans un taxi en direction de la 热河南路 (Rue de Rehenan). Esther se dirige directement vers une boutique dans laquelle elle s'était déjà rendue, nous assurant qu'on n'essayera pas de nous pigeonner. Après quelques hésitations, nous entrons dans une petite pièces avec sur les deux côtés, des cartons entassés et sur les étagères, des galettes de thé. Nous voilà dans l'antre du 普洱茶 (thé Pu'er), la spécialité de la province du Yunnan (cliquer ICI). L'échoppe appartient à un couple et représente la compagnie de thé Longchang (隆昌茶业) (cliquer ICI pour visiter leur site (en chinois)).

L'homme se trouve être le frère du big boss. Nous avons rapidement sympathisé et comme dans toutes les bonnes boutiques spécialisée dans le thé, on déguste avant d'acheter ou de parler prix. Précisons au passage que cette dégustation peut durer vraiment très longtemps, parfois plusieurs heures, comme ce fut notre cas. On sort quelques biscuits, on nous propose des cigarettes et on cause, enfin, on écoute le patron!

Ici, on ne boit que du thé Pu'er (se prononce à l'anglaise). Peut-être avez-vous déjà entendu parlé de ce thé, connu surtout en Europe pour ses vertus amincissantes... Ici, c'est un thé extrêmement connu qui a la particularité de pouvoir se conserver, un peu comme le vin. Plus il est vieux, plus le prix monte, selon la qualité du thé, bien entendu.

Petite parenthèse pour les curieux. On distingue, 3 sortes de thé Pu'er, que je vous présente ici du moins "travaillé" au plus "travaillé" (je ne sais pas vraiment le traitement qu'on leur fait subir donc je ne vais pas plus loin):

- le 生茶 (thé sheng): il a un goût assez sucré, presque fruité. Il est plutôt de couleur jaune clair. On le trouve principalement sous la forme de galette de thé (voir photos)

- le 红茶 (thé noir/rouge): il existe beaucoup de sorte de thé noir et le pu'er en est une. Personnellement, c'est mon préféré parmi les thé noir que j'ai déjà eu l'occasion de boire. Difficile de définir son goût, c'est unique! Les bons thé rouges deviennent de plus en plus foncés lorsqu'on les infuse.

- le 熟茶 (thé shu): c'est le plus travaillé. Sa couleur est plus foncée que les deux précédents. Le goût est assez bizarre puisqu'on a réellement l'impression de boire de la terre. Malgré tout, c'est un goût que j'apprécie maintenant même si au début c'est plutôt surprenant!

Pour ce qui est des traductions entre parenthèse, je ne suis pas du tout sûr par contre le chinois, c'est ok, confirmé par le vendeur! Autre particularité du thé pu'er: c'est un thé qui s'infuse beaucoup de fois. Contrairement aux thés verts ou au thé tie guanyin qui ne s'infuse que jusqu'à 4-5 fois, le thé pu'er peut être réutilisé jusqu'à 10 fois et son goût reste bon, voire meilleur! Parenthèse fermée...

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Mon coloc', en pleine dégustation avec comme maîtresse de cérémonie, la femme du patron

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Quand le thé devient de l'art. Ici, des galettes moulées sur lesquelles on peut voir les signes astrologiques chinois. Si j'ai bien compris, on peut boire ce thé mais on le garde généralement tel quel, comme un tableau.

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Dans le même style que les signes astrologiques chinois mais cette fois c'est le caractère du bonheur qui est représenté: 福

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Au premier plan, du thé rouge et au second, si je me souviens bien, du 生茶 (thé sheng)

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Voilà les fameuses galettes de thé (principalement du 生茶). Dessous, on peut voir du 熟茶 (thé shu)

Pourquoi je vous parle de cet endroit... Et bien parce qu'il se trouve que le gérant de cette échoppe est l'ami qui m'a fait vivre ma folle journée de samedi passé (cliquer ICI). Physiquement, je dirais que c'est un mélange entre David Douillet et Jean Gabin, sauce chinoise bien entendu! Sa femme est aussi très sympathique mais je la connais beaucoup moins. Il me dit travailler tous les jours de l'année et ne s'accorde que quelques jours de congé pendant le nouvel an chinois (cliquer ICI). Comme il me l'a expliqué, son métier consiste à boire du thé et à "causer"! Plutôt sympathique mais j'avoue que je ne sais pas si ça me conviendrait!

Comme la confiance s'est établi, je retourne tout le temps chez lui et je suis devenu fan de ce fameux thé pu'er. Je lui fais tellement confiance que je n'ai jamais été dans d'autres boutiques. En fait, quand je veux acheter quelque chose qu'il ne vend pas, que ça soit du thé où des accessoires, je lui demande, il va chercher puis revient. Il m'explique qu'ainsi les prix sont plus bas mais je pense bien qu'il prend sa petite commission au passage...

Voilà, j'espère que j'ai réussi à vous transmettre encore un peu cette passion qui m'a prise voilà quelques mois. Si d'aventure vous allez en Chine, je vous conseille vivement de vous rendre dans une de ces petites boutiques. Même si vous ne parlez pas le chinois, on vous proposera automatiquement du thé (si c'est une bonne adresse) et vous ne serez jamais obligé d'acheter (mais on peut se laisser très facilement convaincre, expérience faite!).

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  • : Je m'appelle Romain, je suis Suisse et j'ai 23 ans. Après 2 ans d'étude de mandarin à l'université de Genève, j'ai décidé, avec l'aide d'une bourse, de partir une année à Nanjing (province du Jiangsu) améliorer mes connaissances linguistiques. Sur ce blog, je raconterai donc ma vie ici en Chine, mes voyages, mes réflexions, mes remarques, etc...
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