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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 04:27

(cliquer ICI, ICI ou LA pour lire les 3 premiers articles concernant le campus)

Certainement le dernier article sur mon campus puisque le départ approche gentiment. Dans 7 jours je quitterai Nanjing et dans 9 je serai dans l'avion qui me ramènera en Suisse. Aujourd'hui je vais vous parler d'été...

La météo de Nanjing est assez particulière puisque tout en extrêmes. Pas vraiment de printemps ou d'automne mais plutôt de courtes périodes transitoires entre un hiver qui peut être glacial et un été presque étouffant... Depuis le début du mois de mai, la température est monté progressivement. Au début très agréable, elle est devenue ces derniers jours presque étouffante! De jour comme de nuit, le mercure descend rarement en dessous de 21-22°C. Pour vous donner un petit exemple, hier à 5h00, il faisait déjà 24 °C! Alors même si l'été est une de mes saisons préférées, j'avoue que là, c'est trop! Pour vous donner une petite idée, je vous propose le lien suivant (cliquer ICI) qui vous donne un aperçu de la température à Nanjing, heure par heure...

Heureusement, la clim' est là et fonctionne, ce qui nous permet de sortir de cette léthargie dans laquelle nous plonge la météo nankinoise... Episodiquemenet, ce beau temps est perturbé par de très fortes pluies qui s'arrêtent aussi soudainement qu'elles sont venues. Le résultat, c'est un campus vert, tout vert. Une forêt dans cette grande ville de plus de 6'000'000 d'habitants dans laquelle je vous propose une petite balade en photos.

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Dortoirs des étudiants chinois

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Près de la salle de fitness, un sac de frappe abandonné

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Cuvette de WC, elle aussi abandonnée!

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Terrain de sport

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La bâtiment où se trouve ma salle de classe

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Un tunnel qui traverse l'une des nombreuses petite collines du campus

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Près de la porte principale

Pour terminer, une photo rien à voir que j'ai prise dans un magasin près de le "Pont du Lion" (cliquer ICI). Je vous en avais déjà parler lors de mon séjour à Hong-Kong (cliquer ICI), le français est une langue "fashion" en Chine, un peu comme l'anglais chez nous. Alors, des marques qui sonnent français mais qui sont loin de l'être voient le jour. Parfois, le nom est plutôt bien choisi comme par exemple "LANEÍGE", une marque que je croyais chinoise mais qui est en fait coréenne, de cosmétiques pour hommes et femmes. D'autres par contre sont plus maladroites voire carrément ridicules comme avec cette marque de sac...

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Et oui, voilà la marque "Fion" avec même une édition spéciale "Fion Platinium"^^

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 10:57

Hier après-midi, j'ai participé à la deuxième activité extra-scolaire organisée par les étudiants qui apprennent à enseigner le chinois aux étrangers, dont fait partie ma partenaire de langue. En décembre, j'avais appris à faire des cookies, une expérience qui se révéla plutôt négative (cliquer ICI).

Encouragée par Zhao Zheng (ma partenaire de langue), j'accepte de participer une nouvelle fois. On reste dans la thématique cuisine mais cette fois bien chinoise puisque nous allons apprendre à faire des 饺子 (jiaozi ou raviolis chinois). Très friand de cet aïeul de notre bien connu ravioli italien, surtout depuis le début du deuxième semestre, je me rends plusieurs fois par semaine dans un mini-restaurant un peu crasseux mais plein de charmes, où l'on sert uniquement des jiaozi qu'on vous prépare à la minute (cliquer ICI). Ainsi, je pouvais observer à chaque fois comment on les confectionnait.

En gros, on prend une boulette de pâte qu'on écrase avec la paume de la main. Ensuite, à l'aide d'une sorte de rouleau, on façonne des cercles. Là, on met un peu de farce à l'aide d'un bâtonnet ou d'une cuillère et puis on plie. Lorsque je les voyais faire, ça avait l'air d'une simplicité enfantine...

Retour hier après-midi. J'arrive dans ce qui semble un petit restaurant, au sein du campus. Peu de monde, principalement des Asiatiques. Et puis, la salle se remplit. Au final, beaucoup de Coréens (majoritaires dans mon uni: cliquer ICI), des Thaïlandais, certainement un ou deux Japonais, une Mongole, ... Pour mon plus grand plaisir, des amis coréens (cliquer ICI) sont également présent.

Comme toute bonne activité chinoise, nous sommes divisés en plusieurs groupes afin de faire des petites compétitions. Dans chaque équipe, une personne est désignée pour participer à l'un des trois discipline proposée. Ca commence par un concours de rapidité de confection de 10 jiaozi, un concours des jiaozi les plus esthétiques et finalement un concours où il s'agit de manger le plus de jiaozi en 1 minute.

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Concours de rapidité et d'esthétisme

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Si je me trompe pas, c'est le petit groupe de jiaozi à droite au milieu de l'image qui a gagné le prix d'esthétisme. Ils ont été fait par une Mongole.

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C'est à celui ou celle qui engloutira le plus de jiaozi en 1 minute. Certains utilisent les baguettes, d'autres y vont carrément avec les mains!

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La "final" entre un Anglais et une étudiante originaire asiatique...

Avant cela, on nous apprend rapidement comment confectionner un ravioli chinois. En regardant, ça paraît super simple. En pratique, déjà beaucoup moins. Bon, il faut avouer que les dieux des fourneaux ont du oublier de se pencher sur mon berceau parce que les seuls recettes que je maîtrise sont la pâte à crêpes et l'omelette (la simple hein!)! En bref, au moment où je me lance dans la confection de mon premier jiaozi, pour une raison inexplicable, je rencontre les plus grandes difficultés à "fermer" le ravioli. Autour de moi, mes amis Coréens paraissent très à l'aise et se lance dans des pliages qui me semblent d'une complexité post-mégalodantesque...

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La farce

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Un cuisinier nous montre comment faire la pâte. La recette paraît assez simple: de l'eau et de la farine. Pour les proportions, il me semble avoir entendu 1 dose d'eau pour 3 de farine.

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Démonstration sur les manières de faire les ronds de pâte. Ca paraît tout con mais une fois qu'on essaye...ben ça l'est moins!

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Et puis on passe à l'étape la plus difficile: le pliage.

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Ensuite, c'est à notre tour. En plus de la farce, on nous amène les ronds de pâtes

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Voilà les jiaozi de notre équipe. Certains sont vraiment réussis, d'autres, comme les miens par exemple, un peu moins ^^

Après deux heures de petits concours et divers activités, nous pouvons déguster nos jiaozi. Verdict: sec et pas super bon. Comme quoi, quelque chose qui peut paraître simple a priori, comme les jiaozi, se révèle bien plus complexe lorsqu'on met les mains à la pâte, on sens propre comme littéral du terme...

Moralité: Je retournerai dans mon petit restaurant... Chacun son truc après tout!

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 08:55

Dimanche passé, fin d'après-midi, petite balade dans un quartier que je connais bien de haut, mais peu en réalité. Depuis que je suis à Nanjing, j'avais envie de m'y rendre mais jamais le temps ou l'envie...

Il y a deux jours, je me suis lancé. Il s'agit en fait d'un dédale de rues que domine le bâtiment que j'habite. Depuis notre balcon, il m'arrive souvent d'observer souvent ce qui se passe sous mes fenêtres, histoire d'échapper un peu à mon chinois ou tout simplement pour me détendre. J'ai toujours aimé ce quartier parce que je le trouvais tranquille, un peu idéal. Il ne paraît pourtant pas très propre, un peu délabré mais il est parfois difficile d'expliquer pourquoi telle ou telle chose nous plaît ou nous rebute.

Après quelques instants d'errance, je trouve enfin l'entrée du labyrinthe. Dès le début, je ne me sens pas à ma place. L'endroit semble être populaire voire même pauvre mais les apparence sont trompeuses. J'ai par exemple des amies belges qui logent dans un appartement dont la bâtisse, vue de l'extérieur, fait peine à voir. A l'intérieur, le contraste est saisissant, tout est propre et nette - si on ignore les 3 grandes tares des constructions chinoises que je connais: l'isolation, la plomberie et les finitions.

J'ai l'impression de ne pas avoir ma place, que tout le monde regarde ce petit blanc venu s'aventurer dans un endroit où il fait office d'exception. Certainement des idées à moi car en pratique, personne ne m'a demandé ce que je faisais ici, personne ne m'a mal regardé, rien du tout! L'imagination peut parfois avoir beaucoup de pouvoir et il m'a fallu pas mal d'efforts pour en faire fi.

Après m'être un peu égarer, je trouve enfin le petit cul de sac surmonté par le dortoir des étudiants étrangers. Plus une excuse qu'un but, je fais marche arrière en prenant des quelques photos ça et là, découvrant une fois de plus les multiples visages que Nanjing donne à voir.

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Publicités

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预防艾滋病是全社会的责任 - 鼓楼区政府艾防办 / 鼓楼区疾控中心 "Prévenir le virus du SIDA est la responsabilité de toute la société - Bureau de prévention du SIDA du district de Gulou  (pas sûr de la traduction) / Centre de contrôle des maladies du district de Gulou (pas non plus sûr de la traduction!!)" Comme quoi on est parfois étonné de ce qu'on peut trouver à l'entrée d'un petit quartier à priori quelconque. Il faut préciser que non loin de là, on trouve deux hôpitaux... Maintenant, quant à savoir si ça a un rapport... 

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Voilà peut-être pourquoi on appelle parfois Nanjing la ville verte!

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Vue sur les immeubles du district

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Si le panneau de prévention du SIDA ne vous a pas convaincu, une nouvelle preuve que ce quartier, a priori isolé du monde, n'en perd pas une miette, même si celle là aurait pu être évitée selon moi^^

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Le dortoir des étudiants étrangers

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On finit par un taudis qui ne doit pas vraiment offrir les meilleures conditions de vie à ses habitants. Rien qu'au niveau du climat avec des hivers plutôt très rude (expérience faite) et des étés à vous faire regretter l'horrible hiver dont vous venez de sortir!! A droite de l'image, on voit tracé sur le mur le signe du bonheur: 福

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 05:11

Le campus de Nanshida est plein de vie. Je vous en avais déjà sûrement parlé, l'un des aspects qui me plaît le plus dans ce campus est la vie qui y règne, hors étudiants. La semaine comme le week-end, vous croiserez tout un tas de monde qui n'ont aucun rapport avec l'université. Des personnes âgées qui viennent faire un peu de sport, des familles qui viennent jouer avec leurs enfants, des couples à la recherche d'un banc, des promeneurs et j'en passe.

Juste avant que je parte dans le Henan (cliquer ICI), en plein dans la dernière ligne droite avant les examens, un petit événements s'est produit, à deux pas de ma salle de classe. Des camions, des habits en tas par terre. Des caméras aussi, des grues, des acteurs. Ce jour-là, mon campus s'était transformé en studio de télévision. Sur les camions, on pouvait lire que nous allions assister là à une scène de 雪花那个飘, traduit par "Snow in the Wind" (Neige dans le vent) sur la toile mais qui pourrait plus poétiquement se traduire par "Flocon de neige dans le vent". Après quelques recherches, je suis tombé sur un film qui porte ce nom, datant de 2006. L'histoire d'une fille de la campagne qui épouse un projectionniste pour satisfaire sa passion pour les films. Un jour, le projectionniste est victime d'un accident et changera en profondeur la vie du couple (source ICI).

Etait-ce donc à un remake qui nous assistions ce jour-là, à une série dérivée du film, j'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que la toute puissante CCTV était aux commandes de l'affaire. Malgré que les scènes auxquelles j'ai pu assister se sont déroulées à l'intérieur d'un vieux bâtiment transformé en salle de classe, donc même si je n'ai rien vu, c'était plutôt intéressant de se balader dans toute cette agitation...

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A droite, en bleu, l'héroïne

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Elément de décor

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Figurant, en attendant de tourner sa scène, dans le camion!!

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Voilà une affiche que j'ai trouvé (pas celle du film de 2006)

Plus récemment, c'est-à-dire hier après-midi, autre événement dans la vie du campus mais déjà plus régulier: une compétition sportive. Il a déjà du s'en déroulé bon nombre depuis que j'habite ici mais c'était pour ma première fois! Alerté par ma partenaire de langue Zhaozheng (cliquer ICI et LA), je me rends donc sur le terrain de sport. Selon l'immense arche en plastique gonflée, j'assistais là à la 4ème session de la compétition sportive des doctorants (étudiants) de l'université normale de Nanjing. Deux disciplines (je suis arrivé en retard, il y en avait peut-être donc plus): la course de relais et...拔河 c'est-à-dire le tir à la corde! Si cette dernière n'est pas franchement populaire par chez nous, il semble qu'ici elle ait une place très importante. Le semestre passé, nous avions par ailleurs lu un texte qui parlait que de ça et je n'avais pas vraiment compris pourquoi ce sport plutôt qu'un autre. Après discussion avec mon coloc coréen (cliquer ICI), confirmation, le tir à la corde est très populaire dans ce fameux triangle Chine-Japon-Corée.

Dans une ambiance vraiment très fair-play, presque bon enfant, les équipes de chaque faculté s'affrontaient dans ce jeu court mais très intense. Le plus surprenant pour moi, une bonne humeur incroyable! Même lorsqu'une équipe perdait, personne ne se prenait la tête, tout le monde souriait. Aucune animosité, pas de rancoeur, du beau sport quoi!

Par équipe de 15-16 personnes, composées de garçons comme de filles, chaque groupe prend un côté de la corde. Celle-ci est tendue et un arbitre met un bout de tissu, noué à la corde, auquel est accroché une pointe de métal au milieu. Au signal, on se démène de chaque côté et le public, divisé selon l'équipe qu'il supporte, encourage par des mouvements de bras et de virulents "加油" (Courage!) l'équipe qu'il souhaite voir remporter la manche. Les gagnants sont ceux qui parviennent à franchir une ligne à un peu plus d'un mètre de celle du milieu.

Pour terminer, un autre point qui m'a surpris: la musique. Durant l'heure que j'ai passé sur le terrain de sport, de la musique militaire emplissait tout l'espace. J'avoue avoir vraiment été étonné de cette ambiance martial que les haut-parleurs diffusait, en violent contraste avec la joie qui émanait de toute part...

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Sur les gradins, on avait installé toute l'équipe responsable de l'organisation...

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...ainsi que le DJ et sa musique martiale!

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Course de relais

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Sur la banderole, "Le sport rend nos coeurs plus proches"

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En plein effort (sportifs comme le public)

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Le témoin

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Comme vous pouvez le voir, tous les participants ne sont pas forcément des athlètes mais une chose est sûr, tout le monde se donne à donf!

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Un dispositif de sécurité peut-être légèrement exagéré mais qui finalement grossit les rangs des spectateurs...

 

Décidément, je prends goût à la vidéo. Je vous propose pour conclure une session de tir à la corde qui vaudra bien mieux que mes bla-bla explicatifs ci-dessus ^^

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:13

Début du mois de mai et déjà le premier départ. Pas un étudiant mais une employée de la cantine des étudiants étrangers (留学生餐厅). Pas que cet endroit soit uniquement réservé aux étrangers mais puisqu'elle se trouve à deux pas des salles de classes des étudiants en chinois, dans l'enceinte de l'hôtel de l'université dont 2 étages sont habités par des étangers et à 3 minutes du dortoir des étudiants étrangers, l'évidence s'imposait!

En pratique, il existe encore 3 autres cantines, si je ne m'abuse, et un petit resto sans prétention mais absolument délicieux! Contrairement aux cantines orientées étudiants chinois, on y a beaucoup, beaucoup moins de choix. Pour avoir été mangé une fois avec ma partenaire de langue (cliquer ICI), "sa" cafétéria ressemble plus à un petit marché. Plusieurs stands où pleins de plats fument, où ça s'agitent dans tous les sens. Heureusement, Zhao Zheng était là pour m'aider à choisir mes plats.

Pour une raison que j'ignore, dans notre cafèt', c'est toujours les mêmes plats qui reviennent. Certains sont plutôt mangeables voire même bons mais il faut avouer que la nourriture de cantine reste la nourriture de cantine, en Chine comme ailleurs...

Un plateau normal se compose en général d'une bonne platrée de riz blanc, l'aliment de base du sud de la Chine et puis un plat à base de viande/poisson et un autre de légumes. J'ai énormément fréquenté cet endroit pendant le premier semestre, par commodité d'abord mais surtout par sécurité. Pas que je sois parano mais je me rends compte maintenant que j'ai passé mon premier semestre à m'habituer à ce nouveau pays et tout ce qui le compose. De repas en repas, on commence à reconnaître les employées et vice-versa. Si certaines (il n'y a que des femmes, sauf dans le team cuisine) vous ignorent superbement, d'autres et en particulier une se montrent extrêmement gentilles et patientes. Expliquer de quoi est composer tel plat, quelques mots et de fil en aiguille, une amitié se crée.

J'ai rencontré "Deux" alors que nous avions décidé, un ami et moi, de prendre deux cuisses de poulet au lieu d'une (oui je sais, mon histoire est passionnante). Etonnée que nous en souhaitions une double ration, elle nous a fait répété plusieurs fois: "两个?" (Deux?). Depuis là, elle est devenue Liangue-ke qui est la prononciation de deux en chinois.

Début du mois d'avril, elle m'annonce qu'elle retourne dans sa ville d'origine à la fin du mois. Echange de coordonnées mais vu mon ordre légendaire, je ne parviens pas à retrouver ce foutu billet! Malgré tout, je tenais à vous présenter cette femme extrêmement sympathique, que je ne reverrai certainement plus jamais mais dont j'ai eu le plaisir de faire la connaissance. En plus de quelques conversations, j'avais le droit à du rab lorsque personne ne regardait et en échange, un petit canif, du chocolat et tout le monde est content! Si je désertais de plus en plus souvent la cantine des étudiants depuis le début du semestre, je passe aujourd'hui juste à côté en regrettant le temps des petites discussions à l'heure du souper alors que les clients ne devaient pas excéder trois paires de baguettes...

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Dernière rencontre avec 两个

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 06:45

Je vous ai déjà présenté quelques endroits de mon campus (cliquer ICI et LA). Cette fois, pas de lieu précis mais plutôt une ambiance, by night! Avant la Chine, je n'avais jamais vécu dans un campus. En apprenant à y vivre, on découvre une ambiance particulière. Un peu comme un village, on reconnaît de plus en plus de gens. On devient aussi familier à certaines habitudes. Dans tel lieu, on trouvera ça, dans tel autre, ceci.

Le campus de l'université de Nanjing où je réside (il en existe un autre, à l'extérieur de la ville) a cette particularité qu'il n'est pas uniquement un ghetto d'étudiants. Ma principale crainte, avant d'arriver à Nanjing était justement d'être enfermé dans une prison pour intello où on ne croiserait ni famille, ni vieux, ni petits. Que nenni, Nanshida est un campus qui vit, de jour comme de nuit.

Vendredi passé, j'ai décidé d'annuler une énième fête pour me balader un peu. La nuit était tombée depuis un moment, la promenade promettait d'être tranquille. En effet, la nuit, mis à part quelques couples, cachés dans la nuit près du petit lac, quelques basketteurs nocturnes qui semblent ignorer le manque de lumière et quelques badaux, émêchés ou pas, on ne croise pas grand monde. Voilà, j'ai tout dit et je vous laisse profiter des clichés que j'ai pris, plus quelques autres, pris à d'autres moments...

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L'entrée principale, un peu avant la fête nationale (1er octobre). Une bonne partie du campus était illuminé pour l'occasion

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La même entrée, vendredi passé

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Prise juste avant la fête nationale

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idem, certains bâtiments administratifs était éclairés en couleur, mais de façon plutôt subtil pour une fois!

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On retourne à vendredi soir passé. Le drapeau de la RPC dans la nuit...

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Reflets dans le petit lac de l'université...

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Le gros bâtiment regroupe le fitness de l'université ainsi que des énormes salles réservées au badminton.

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L'une des plus haute tour de la ville, prise depuis un endroit du campus

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Devant l'hôtel de l'université

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La panneau lumineux du restaurant de l'hôtel donne à ce petit bout de chemin un peu de charme...

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Un ciel orange... Miracle de la pollution sans doute. Les lumières de la ville, véritablement emprisonnées, n'ont d'autres choix que de teinter le smog où les nuages...

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Le bâtiment des étudiants étrangers (où j'habite)

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Ca, c'était hier soir. Un ciel d'un orange vraiment intense, certainement dû une tour dont on n'aperçoit que le sommet, qui brillait comme un soleil...

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 02:47

Hier, la journée fut journée jaune. Les plus tordus me répondront que c'est normal, j'habite en Chine... Non non, aucune allusion à une quelconque couleur de peau! L'explication se trouve en fait en dessus de nos tête, dans le ciel. Peut-être à cause de la pollution, le ciel de Nanjing prend parfois des couleurs inattendues. Le plus souvent, il se teint en un orange pale, uniforme. Pas comme le vif et parsemé que l'on peut contempler parfois au soleil couchant. Non, c'est véritablement comme si le bleu habituel avait laissé sa place à des couleurs plus chaudes...

La seule explication de ce phénomène est pour moi la pollution. Le smog doit y être pour quelque chose. Pour le orange, j'avais émis l'hypothèse que la lumière des lampadaires, littéralement prise au piège par la pollution, finissait par colorer tout le ciel. Concernant le jaune, j'avoue que je m'interroge mais il faut parfois arrêter de se poser des questions

Dans tous les cas, ce qui aurait pu être une journée maussade s'est mutée en une après-midi surnaturelle, au bord de l'étang de l'université, le dernier Dan Brown pour compagnon.

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Jamais sans ma gourde de thé ^^

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Depuis la fenêtre de la véranda de ma chambre... Dommage que l'appareil ne rende pas aussi bien que la réalité mais je vous jure que le ciel était jaune pâle!
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 08:55

(Cliquer ICI, ICI et LA pour lire les 3 premiers volets)

Quatrième salve et...probablement la dernière... Et oui, la fin du semestre arrive et avec ça les examens, les vacances et un changement de classe. Ô, pas que je sois spécialement doué (quoique!!!), mais plutôt que l'apprentissage du chinois, en tout cas dans l'université normale de Nanjing, fonctionne au semestre, probablement en raison des nombreux départs et arrivées de l'intersemestre...
D'ailleurs, je vous l'avoue, c'est un peu triste. Ca peut paraître un peu mièvre mais le fait d'être loin de notre pays, notre famille, notre copain ou copine, nos amis, tout ceci donne une valeur presque disproportionnée aux amitiés qui se créent. Ces inconnus originaires d'un peu partout (enfin, particulièrement d'Europe dans mon cas ce qui, je pense, n'est pas un pur hasard...) se transforment non seulement en amis mais font également parfois office de père, mère, cousin, frère, ...
Alors bien sûr, comme toujours, on se promet de belles retrouvailles. En plus de la traditionnelle adresse, on devient amis sur facebook, on se rajoute sur nos annuaires Skype respectifs, on enregistre nos adresses e-mail. Mais quand même, quelque chose se brise. Même si ce n'est certainement pas vrai, on se dit qu'on ne réussira pas à créer un groupe d'ami aussi bien que le premier. Dans mon cas, c'est les Allemands (Christian, Karo, Kien, ...), Jorian (le Hollandais) et quelques autres qui s'envoleront dans quelques jours.
D'un autre côté, on se dit que ce sera l'occasion d'élargir un peu plus notre carnet d'adresse mondial et de rajouter quelques amis facebookiens au nom exotique dans notre liste! Nouveau colloc'... Ah oui, je ne vous ai pas dit mais au milieu du mois de décembre, Konstantin, mon 同屋 (collocataire) kazakhstanais, est retourné chez lui pour cause de douleurs dorsales persistantes. Nouveaux étrangers du monde entier qui viendront se greffer à notre petit groupe de rescapés, c'est-à-dire les Belges (4 filles)...et moi (que voulez-vous, on ne se refait pas!)!

Enfin bref, vous étiez venu lire des frasques et voilà que je débute un journal intime! Pour commencer, sachez que ma fidelité aux cours de M. Frasque s'est quelques peu estompée au profit d'un travail en mode autiste dans ma chambre, bien plus efficace et surtout bien plus court! Malgré tout, je vous offre ces quelques petites perles...

De l'universalité des chanteurs:

Dans une de ces divagations désormais cultes, Monsieur le professeur nous demande quels sont nos chanteurs préférés. Arrive mon tour. Je lui réponds que mon groupe préféré est finlandais (Nightwish pour ceux que ça intéresseraient!). Etonné, il me demande s'il existe vraiment des chanteurs en Finlande... Gros silence dans la classe qu'on pourrait qualifier de pitié même! Bref, je lui réponds par l'affirmative en lui précisant qu'il existe certainement des chanteurs dans tous les pays du monde (oui je sais, je suis très cultivé). Monsieur enchaîne avec le Bruneï, réponse positive de toute la classe.
Ne désespérant pas, il nous propose le Vatican. Et les choeurs religieux?
Et en Suisse? Honte à lui qui ne connaît pas Gotthard, Stephan Eicher mais surtout Patrick Juvet!
Et à Madagascar?
...
Sâchez qu'en Chine, il existe également des chanteuses et chanteurs, si si, je vous assure. Dans le top masculin, on retrouve un certain Jay (周杰伦), d'origine taïwanaise. Quant aux filles, c'est à Singapour qu'on trouverait LA star en la personne d'une certaine Stephanie. Petite provocation de ma part:

- Et en Chine?
- Mais Taïwan c'est en Chine!
- Oui mais bon...
- Non mais Taïwan c'est en Chine!
- Bon d'accord mais alors disons la Chine continentale!
- Ah... A Pékin, il y a Wang Fei (non pas celui que certaines et certains pourraient penser!!!) (王菲)!

La Suisse, le pays où les rivières ne peuvent pas couler...:

Lecture des nouveaux mots. Arrive le mot 地理, la géographie. M. Frasque nous demande alors de décrire sommairement la géographie de nos pays respectifs. Il commence par la Chine: l'ouest (entre 2000 et 4000 mètres), la milieu (entre 1000 et 2000 mètres) et l'est (0 et 1000 mètres).
Plusieurs élèves tentent alors l'exercice, moi y compris. Je lui explique que grossièrement, la Suisse se divisent en trois parties: au nord le Jura (donc moyennement élevé), au centre le Plateau (donc peu élevé) et au sud les Alpes (donc élevé). Et alors là...comment dire...il dégaine!

- Mais alors, comment est-ce-que les rivières font pour couler en Suisse?
- Pardon?
- Ben oui, avec les montagnes au sud, comment les rivières font-elles pour couler?
- Mais...euh...ce n'est pas une immense montagne! Il y a des vallées dans lesquelles les rivières peuvent couler...
- Aaaah...

Bon là, j'espère très sincèrement qu'il faisait de l'humour ou qu'il y ait eu un gros malentendu...

Quatrième salve tirée!
 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 06:08

Mercredi matin, on m'annonce que, le soir même, une représentation musicale est donnée au sein de murs de l'université. A 19h00, je me rends donc, accompagné de quelques amis au lieu-dit. La salle est pleine à craquer, une trentaine de personnes se presse aux deux entrées afin de pouvoir au moins voir le spectacle. Après quelques petites manoeuvres, nous réussissons malgré tout à nous glisser dans la salle. A l'aide de deux tables, nous improvisons quelques places assises supplémentaire. Le spectacle commence.
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Au centre de la scène le "M. Loyal" de la soirée qui jouera également dans la deuxième scène, dans le rôle du vendeur de vin. Au fond, l'orchestre.

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A l'origine, je pensais assister à une performance des étudiants de la faculté de musique de l'université. En effet, depuis quelques jours, on pouvait voir dans le campus certains d'entre eux s'entraîner dehors, malgré les températures peu clémentes. Certains chantaient façon "opéra", d'autres jouaient d'instruments de musique, certains familiers comme la flûte, d'autres absolument inconnu . J'avais tout faux! C'était en fait un troupe professionnel de kunqu qui venait se produire.

Le 昆曲 (kunqu) est l'une des formes d'opéra chinois les plus ancienne qui remonterait à 600 ans. Je pense que la plupart d'entre vous auront déjà entendu parler du célèbre opéra de Pékin (京剧). Et bien, celui-ci est en fait une évolution, au moins en partie, du kunqu. Je ne m'aventurerai pas plus loin dans l'explication de cette forme d'art car je n'y connais pas grand chose. Pour ceux qui voudraient néanmoins creuser le sujet, je vous conseille la lecture de l'article suivant (cliquer ICI). Je tiens quand même à préciser que la notion d'opéra en Occident ou en Chine n'est pas vraiment la même. Lorsque l'on va assister à une représentation d'opéra chinois, quelque soit sa forme, on pourra assister, et tout cela dans le même spectacle, à une performance vocale (pas forcément lyrique), du théâtre, ou encore à une démonstration d'arts martiaux ou de danse.

Le spectacle auquel j'ai assisté était divisé en 5 scènes (certaines représentations de kunqu peuvent en avoir jusqu'à 60!). La première était jouée par une femme qui chantait plutôt très haut et qui dansait d'une manière que je n'avais jamais vu! La deuxième était une scenette comique qui mettait en scène un vendeur d'alcool avec un moine qui s'amusait à humilier le petit vendeur pour finalement vider les deux sceaux d'alcool de celui-ci. La troisième était plutôt similaire à la première, mais avec une autre femme. La quatrième était une démonstration d'art martial (je ne sais pas lequel). La cinquième ressemblait à la première et troisième scène à la différence qu'à la fin, un homme entrait sur scène.
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1ère scène

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2ème scène

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A la fin de la scène, on demande dans le public 2 hommes et deux femmes. Contrairement à chez nous où il aurait fallu un peu forcer les gens, des volontaires se sont spontanément levés pour aller sur scène. L'exercice consistait à apprendre la façon de rire du moine (grave et puissant) et celui du vendeur (haut perché et plutôt ridicule) aux sélectionnés. Le public était littéralement mort de rire!

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3ème scène

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4ème scène

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5ème scène

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Comme lors de la 2ème scène, des personnes du public sont choisie. Cette fois, on leur demande de reproduire une petite chorégraphie. Encore une fois, le public est emballé!

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J'avoue que sur le moment, je n'ai pas vraiment apprécié la représentation. Déjà parce que d'où j'étais, je ne pouvais pas lire les paroles en chinois et en anglais, projeté sur le côté de la scène. Mais je crois que c'est surtout dû au fait que je n'étais absolument pas familier avec cette forme d'art. Je trouvais les voix trop stridentes, les scènes trop caricaturales, ... Il m'arrivait par exemple de rire alors que le public chinois restait de marbre et vice-versa. Pourtant, en regardant les photos que j'ai prise, en lisant quelques articles sur la toile, je crois que si j'ai l'opportunité, j'irai à nouveau assister à une représentation de kunqu et cette fois en étant plus renseigné...
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Salut de tous les acteurs, cette fois-ci démaquillés à l'exception de ceux de la 5ème scène. 
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Published by Romain Barrabas - dans Université
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 07:33

Tout a commencé par une annonce en classe... Nous avions la possibilité de nous inscrire à une activité organisée par notre université qui consistait à la fabrication de gâteaux chinois. Imaginant déjà une orgie gastronomique, je me suis empressé de mettre mon nom, après avoir versé 30 RMB.

Au fil de la semaine, j'appris que ce n'était pas de gâteau chinois qu'il s'agissait mais de biscuits chinois... Qu'importe, mon estomac supportera! Et puis ma partenaire de langue, 赵挣 (Zhaozheng), me téléphone et me demande si je participerai à ladite activité. Je lui réponds par l'affirmative. Elle m'expliquera plus tard que c'est en fait sa classe et son professeur qui sont à l'origine de l'activité. Chouette, me dis-je, naïf et innocent que je suis, ça sera l'occasion de rencontrer des étudiants chinois et de faire un brin de causette!

J'ai le plaisir de vous présenter 赵挣 (Zhaozheng)! Originaire de la province du 河南 (Henan), elle est actuellement en première année de se formation qui lui permettra d'enseigner le chinois à des étrangers. C'est d'ailleurs aussi pour cette raison que j'avais mis cette université dans mes choix. Même si elle ne fait que commencer ses études dans le domaine, elle est déjà bien plus douée que M. Frasque (lire ses aventures ICI, ICI et LA)!


Puis, le jour J arrive, le 4 décembre 2009 à l'heure H, 13h30, au lieu L, 3ème étage de la cafétéria des étudiants chinois. J'arrive avec Lara, une camarde de classe canadienne. Surprise, il n'y a que des filles! Seul représentant du sexe masculin, j'avance fièrement parmi les rangs, puis m'assois vers les les quelques représentantes féminines de ma classe. Puis, pour mon plus grand bonheur, deux camarades de classe thaïlandais viennent renforcer la présence de testostérone de la salle!

S'en suit une courte période d'attente interrompue rapidement par un joyeux vacarme... Une ribambelle de marmots débarquent, la plupart portant un foulard rouge (qui indique qu'il appartiennent au PCC. Si je me souviens bien, on les appelle les "pionniers"... à vérifier!). Les places vacantes sont prises, la salle est pleine, les lumières s'éteignent, un projecteur s'allume... Pendant qu'on nous explique que nous allons faire des cookies au chocolat (...pas très chinois tout ça), nous nous demandons tous la raison de la présence de ces enfants... Nous savons tous déjà pourquoi, même si personne nous l'avait expliqué: nous allons faire les potiches!


Les ingrédients... J'attire votre attention sur le liquide couleur pétrole ainsi que l'assiette remplie de morceau de couleur brune... Ceci est un véritable cauchemar pour toute personne ayant déjà mangé du VRAI chocolat!!!


Adieu rencontres entre étudiants, conversation en chinois, plongée dans la culture gastronomique de ce pays... Bonjour flash, appareils photos, sourires forcés (ou pas), dignité! Une fois dans la cuisine, nous remarquons que nous allons être divisé en petits groupes, chacun représentant un animal, mythique ou réel: 猴队 (l'équipe des singes),牛队 (l'équipe des boeufs), 龙队 (l'équipe des dragons -> le mien!). Dans chacun, des enfants ainsi que des étudiants chinois, sans oublier les étrangers.

龙队,Dragon Team


Après une explication pratique du déroulement de la recette, nous nous rendons compte que la seule chose qu'il faudra faire c'est de jeter les ingrédients dans le bonne ordre et laisser la grosse machine mélanger le tout. Le reste consistera à donner une forme aux biscuits et à les enfourner...

Déjà, les flashs commencent à crépiter, dans tous les sens, enfin...surtout en direction des étrangers. Apparemment, quelques femmes (les mamans?) étaient venues en renfort afin d'immortaliser l'avenir de la Chine avec quelques Occidentaux. Peu importe qui nous sommes, peu importe ce que nous pensons, peu importe que nous soyons d'accord...

Photo, photo et encore photo...

Chacun retourne alors à son poste et nous faisons commençons la recette, le tout agrémenté, encore et toujours, de flash, de requêtes du genre "Tu peux venir?" "Va voir vers les enfants" "Photos de groupes...eh! Oui vous, venez aussi sur la photos" et j'en passe... Là on se demande pourquoi on a payé! La plupart des étrangers savaient déjà la fascination que le Chinois a pour l'Occidental... Pour ma part, j'avais déjà vécu ça à moult reprises comme par exemple lors de mon excursion dans les montagnes jaunes (cliquer ICI). Je l'avoue, parfois c'est agréable voire même flatteur. En Suisse, jamais un inconnu m'a demandé de poser à ses côtés, sans même savoir qui j'étais. Mais la répétition casse tout le charme et finit par franchement énerver!

Quelques photos de la "Dragon Team" en action





Les cookies finissent de cuire, une bonne partie est réservée aux braves bambins qui étaient déjà repartis, sans avoir eu le temps d'échanger quelques mots... Ah ben non, ça faisait pas partie de leur programme!

Quelques membres adultes de la "Dragon Team". La feuille rose est en fait une sorte de diplôme...

La plupart des potiches...euh pardon...des étrangers
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  • : Le blog de Romain - Made in Switzer南
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  • : Je m'appelle Romain, je suis Suisse et j'ai 23 ans. Après 2 ans d'étude de mandarin à l'université de Genève, j'ai décidé, avec l'aide d'une bourse, de partir une année à Nanjing (province du Jiangsu) améliorer mes connaissances linguistiques. Sur ce blog, je raconterai donc ma vie ici en Chine, mes voyages, mes réflexions, mes remarques, etc...
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