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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 09:38

Après une journée bien remplie (cliquer ICI), nous quittons Fenghuang à 16h00 pour nous rendre à Huaihua, ou nous prendrons le train pour nous rendre dans la capitale du 云南 (Yunnan): 昆明 (Kunming). Après 2h30 de bus, nous arrivons dans cette ville dont la seule information que nous ayons était qu’elle était un “noeud ferroviaire” et qu’elle ne présentait aucun intérêt, dixit le Lonely Planet.

Notre bus s’arrête dans une rue a priori quelconque. Un peu perdu, nous nous rendons dans le seul lieu vaguement familier, un KFC. Après s’être un peu reposé, nous prenons un taxi qui nous emmène à la gare ferroviaire.

Puisque notre train ne partait qu’à 3h50, nous avons décidons de prendre une chambre, histoire de pouvoir se reposer un peu et de se débarasser de nos sacs. Nous suivons une rabatteuse qui nous promet que son hôtel est idéal. Nous visitons les chambres, plutôt spartiates et d’une hygiène douteuse, mais bon marché. Je réussis à négocier à 60 RMB notre chambre qui était à l’origine un peu plus de 100 RMB.
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L'entrée

 

Passé un bon petit souper, nous profitons de dormir quelques heures avant le grand départ!
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En effet, première fois pour tous les deux où nous prenions le train en Chine. 19h00 nous attendait. Pour plus de confort, nous avions choisis les couchettes dures (硬卧), qui ne le sont pas vraiment, mais qui se distinguent des couchettes molles (软卧) En bref, les dures: 6 couchettes/compartiment, pas de porte et moins de confort. Petit conseil pratique: évitez les couchettes du haut (上), vraiment très près du plafond. Celles du milieu (中) offre le plus d'intimité tandis que celles du bas (下) permettent de s'asseoir et de profiter de la petite table. Les molles: 4 couchettes, une porte, des lits plus larges et plus confortables et quelques autres petits plus. Là, préférez clairement celles du bas.

2h45, le réveil sonne. Encore ensommeillés, nous arrivons devant la gare. Contrairement à chez nous, les gares chinoises ressemblent d’avantage à un aéroport, dans leur mode de fonctionnement. D’abord, on présente son billet. Ensuite, on fait passer ses bagages au scanner, qu’un employé plus ou moins attentif contrôle. Là, on regarde dans quelle salle d’attente on doit se rendre, suivant le train que l’on prend. A Huaihua, la gare est plutôt délabrée et vétuste mais le temps est passé plutôt vite. Puis des portiques s’ouvrent et on peut se rendre sur le quai.

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2ème ligne, notre train

 

Juste avant de monter, nous donnons nos billet à une responsable du wagon qui nous tend en retour une carte sur laquelle figure le numéro de notre place.

Nous découvrons nos couchettes dans la nuit, la plupart des gens dorment. Discrètement, nous nous installons et nous endormons plutôt vite. Vers 8h00, les lumières sont allumées, les gens s’activent, mangent, parlent, jouent. Nous partageons notre compartiment avec une famille sympathique et discrète, originaire de la province de l’安徽 (Anhui). L’absence de porte transforme le wagon en place du village où chacun vaquent à ses occupations. Certains dorment pendant que d’autres sont assis aux tables mises à disposition. Beaucoup mangent, des fruits et surtout des graines de courge dont ils extraient la fève avec une agilité déconcertante!
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Responsable de wagon

 

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Notre compartiment (et Justine!)

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Commodités (au départ...)

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吸烟处 (Zone fumeur), entre l'espace entre chaque wagon

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Couloir des couchettes molles

Après un déjeuner très fit, des fruits, nous alternerons siestes, repas et visite du train. Quelques découvertes comme par exemple une chaudière à charbon qui permet d’avoir en permanence de l’eau bouillante, pour le thé ou les nouilles instantanées. Deuxième découverte: dans les trains en Chine, on mange bien! Contrairement à chez nous où le wagon-restaurant sert pour la plupart du temps de plats réchauffés, là, une cuisine professionnelle servait des plats aussi bons que ceux qu’on pourrait trouver dans les restaurants. C’est d’ailleurs là que nous avons pris notre dîner, sous les regards d’une bonne partie des employés du train qui s’amusaient de ces 外国人 (étrangers) qui réussissaient à magner les baguettes aussi bien qu’eux et qui parlaient même chinois!

 

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La chaudière (pour l'eau bouillante)

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Wagon-restaurant

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Notre repas

 

Sinon pour se restaurer, deux autres solutions. La première consiste à attendre patiemment le passage du chariot. La deuxième, attendre l’arrêt à une gare importante où le train s’arrêtera suffisamment longtemps pour que vous puissiez descendre et acheter ce qu’il vous plaira dans l’un des stands ambulants.

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Durant le trajet, nous pouvons admirer la campagne chinoise, comme lorsque nous nous étions rendus à Fenghuang (cliquer ICI).

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禁止挑下 (Interdiction de sauter (du train)), autocollant dans les toilettes!!!

 

21h45, 1 février, nous arrivons à Kunming. Première sensation, qui ne fera que se confirmer le lendemain, il fait chaud! En effet, même à cette heure, un simple pull suffit. Nous marchons jusqu’à notre hôtel, le 昆湖滨馆 (Hôtel Kunhu). Nous avions réservé une chambre normale mais nous remarquons que, par rapport au tableau officiel, nous avons eu droit à une importante réduction. Curieux, nous demandons le prix d’une petite suite duplex. Verdict: 250 RMB/nuit au lieu de plus de 450 RMB. Nous saisissons l’occasion et nous voilà , pour la première fois de notre vie, dans une suite, certes modeste, mais quand même!
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Première image à la sortie de la gare: 西日内瓦, ... : la Genève de l'est, ...!!

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Notre suite

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Published by Romain Barrabas - dans Transport
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 07:10

Certains le trouvaient beau, d'autres loufoque, quand d'autres le qualifiaient carrément de ridicule. Dans tous les cas, il n'est plus. Et oui, j'ai la grande tristesse de vous annoncer la disparition de mon vélo électrique (cliquer ICI). C'était un mardi matin de janvier. Un peu pressé, j'arrive devant le bâtiment qui abrite ma salle de classe, je cadenasse mon petit bolide mais laisse par mégarde les clés sur le contact.

11h50, je sors et constate la non-présence de mon vélo électrique chéri... En même temps, un vélo presque neuf, avec les clés à disposition, qui pourrait résister! Passé quelques jours d'espoir vain à espérer croiser le malfrat au détour d'une rue, je me suis finalement résolu à en acquérir un nouveau, bien que le deuil ne soit pas encore complètement fait.

Cette fois-ci, j'ai opté pour l'option scooter, de marque 和平, la paix, ça ne s'invente pas! Avantage: on a l'air moins ridicule, on se sent un peu plus en sécurité, le passager est nettement mieux assis et a une bien meilleure visibilité. Désavantages: si plus de batterie, alors on pousse (pas de pédales), plus lourd donc moins efficace dans les montées et les espaces de rangements sont un peu moins pratiques. A et je précise, la valeur des deux engins est à peu près la même (environ 1800 RMB)!
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En apparence un scooter comme on pourrait en trouver chez nous. Deux différences majeures: le prix (environ 270.-) et son mode propulsion: l'électricité.

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Vous trouvez pas que le logo pourrait rappeler de très loin de celui de Harley ^.^?!

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Mis à part la photographe (rétroviseur droite), vous pouvez voir le tableau de bord, simple et clair: à gauche, la vitesse, à droite, l'état de la batterie. Précisons qu'à vert c'est bon mais dès que ça atteint le jaune, prier pour avoir une prise tout près!

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Le tout petit Chinois n'est pas inclus!

Sinon, deux petites anecdotes à vous faire partager. Lorsque j'ai acheté mon premier vélo électrique, j'ai été plutôt étonné de ne pas avoir de plaque d'immatriculation ou qu'on ne me demande à aucun moment mon permis de conduire. J'ai d'abord pensé qu'il n'y en avait pas besoin pour ce type d'engin mais j'ai remarqué que la plupart possédaient une sorte de plaque d'immatriculation.
Au moment d'acheter mon deuxième vélo électrique, modèle scooter, le vendeur m'a demandé mon permis de conduire. Je lui tends celui que j'ai obtenu en Suisse. Il me dit qu'il n'est pas valable ici mais qu'il va voir ce qu'il peut faire. Quelques jours plus tard, je retourne sur place. Une autre employée me rend l'argent nécessaire à l'obtention des plaques (10 RMB), me disant que je n'ai qu'à montrer le permis de circulation et ma face de 外国人 (étranger) devrait résoudre la situation!!! Décidément, je comprends de moins en moins les méthodes policières de ce pays!!

Deuxième petite histoire, d'ordre technique cette fois. Le vendeur m'avait indiqué que j'atteindrais les 35 km/h seul et 30km/h avec un passager. Seulement, dès le début, l'aiguille se bornait à ne pas dépasser le 15 km/h. Autant dire que je n'avançais pas et que j'avais bien l'air idiot lorsque je me faisais dépasser par absolument tout le monde, y compris par les personnes âgées sur leur vieille bicyclette! Je retourne au magasin, explique mon cas. La solution semble limpide et la vendeuse m'accompagne jusqu'à mon scooter. Elle sort un câble bleu, le sépare en deux et miracle, le compteur indique 35 km/h! Bon, je ne cherche pas, mais dans tous les cas, si vous achetez un vélo électrique en Chine et que vous souhaiter gagner en vitesse, n'oubliez surtout pas de vérifier que le petit câble bleu est bien coupé!

Pour terminer, je vous propose quelques illustrations des conséquences des méthodes de conduite en vigueur à Nanjing. Je vous avais déjà parlé dans le premier article des fameuses 3 règles à ne jamais oublier lorsqu'on circule (cliquer ICI). Quelques mois se sont passé depuis et je peux vous dire qu'il est vraiment primordiales de les respecter (cliquer ICI pour un autre exemple). En gros, oubliez tout ce que vous savez, vous êtes en perpétuel danger, regardez de tous les côtés!
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Le véhicule de droit, un taxi, probablement l'une des espèce les plus dangereuses de cette jungle urbaine! Vous pourrez aussi remarquer la discrétion phénoménale des quidams devant ce genre d'événement (la dame à droite de l'image)!!!

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Published by Romain Barrabas - dans Transport
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 07:30
Dans cette article, je voudrais vous présenter l'un de mes plus fidèle compagnon en Chine: mon vélo électrique.
Enfin, quand je dis vélo électrique, je devrais plutôt dire scooter électrique. En effet, mis à part la présence de pédale et une carosserie moins présente, ce deux roues a tout l'air de tenter une rentrée discrète dans la catégorie des motocycles.
Lorsque je suis arrivé à Nanjing, je n'avais pas vraiment dans l'idée d'acheter un vélo électrique. Un standard, pourquoi pas mais je ne voyais pas vraiment l'intérêt d'y rajouter un moteur, de quelque nature qu'il soit. Deux aspects m'ont cependant poussé à réviser mon jugement. Le premier, c'est que je me suis rendu ce que ça signifiait de vivre dans une ville qui possède quasiment le même nombre d'habitants que mon propre pays! Tout est grand et les distances avec et même si j'aime la marche, je la préfère dans la forêt que dans la jungle urbaine!
La deuxième raison est, je l'avoue, l'aspect ludique de ce genre d'engin. Avant Nanjing, je n'avais jamais vu ces hybrides, entre le scooter et le vélo. En plus, l'idée de rouler à l'électrique soulageait mon esprit de la pollution que je pourrais dégager dans ce pays pour qui l'écologie n'en est qu'à ses balbutiements.
Un jour, je me suis donc rendu dans l'une des très nombreuse très-grande-surface de Nanjing, dans le 新街口 (voir l'article"Saturday Chinese Night Fever I") dans le but d'acheter quelques denrées alimentaires. Arrivé au deuxième étage, je remarque un stand consacré aux deux roues en tous genres, des mini-vélo de ville aux gros scooters électrique. Après un rapide coup d'oeil, j'ai remarqué que le prix des scooter était à peu près équivalent à celui des vélos électriques... Mais après réflexion, je me suis décidé pour un 电动车, imaginant qu'en cas de panne de batterie, j'aurais toujours de l'huile de coude comme carburant!

La bête dans toute sa splendeur
De l'autre côté... Oui je sais c'est pareil mais quand même!

Again and again!

De dos. La plaque jaune ne sert pas d'immatriculation, c'est juste la marque du vélo! Dans la rue, j'ai vu quelques scooters et vélo qui avaient eu une réelle plaque d'immatriculation... Aurais-je du m'immatriculer? Bon... on va faire comme si j'avais rien dit!
De face

Le derrière. Vous remarquerez que j'ai pris l'option passager. Mais pour le confort, faudra repasser! Pour en avoir fait l'expérience, c'est vraiment très...très dur. Et n'étant pas parmi les plus grands de ce monde (au propre comme au figuré!), j'avais pourtant les jambes complètement pliées... Mais bon, il le vaut bien malgré tout!
Gros plan sur la batterie, l'élément central de l'engin... Pesant une petite quinzaine de kilos, elle s'oublie pourtant totalement lorsqu'on roule... Par contre, quand il s'agit de monter les 2 étages pour la recharger dans ma chambre, c'est autre chose! Vous remarquerez également la présence d'un gros cadenas empêchant tout chapardage... C'est pas que Nanjing soit spécialement dangereuse mais plutôt parce que je ne saurais absolument pas comment m'en procurer une nouvelle!
Sinon en parlant de sécurité, ce vélo est pour ainsi dire inviolable! Voilà une petite liste exhaustive: un cadenas pour bloquer la rouge arrière, un blocage manuelle de la rouge arrière par un cadenas intégré, la chaîne pour la batterie, une alarme sonore ainsi qu'un gardien 24h/24h à l'entrée du dortoir pour les étudiants étrangers!

Ouuuh mais là je vais vraiment dans les détails mais bon, vous êtes libre de tous lire et regarder ou non après tout! Oui donc voici un système ingénieux pour retirer facilement la batterie
Comme vous le voyez, pas besoin d'être un génie. Une fois la clé tournée, une petite lumière rouge pour indiquer que la clé a été effectivement tournée, 4 petits voyants verts pour indiquer l'état de la batterie et un cinquième pour avertir si oui ou non le phare est enclenché. Pour se la jouer scooter, la poignée à droite permet de régler la vitesse.
Phare (halogène svp!) enclenché ainsi qu'une magnifique vue sur mon petit panier version ringard. Oui je sais mais c'est bigrement pratique quand je vais faire mes achats!
Jantes chrômées....ahahahaaa!
Ah et enfin le détail qui tue. Non vous ne rêvez pas, le fil bleu est bel et bien coupé... On m'a expliqué que ça me permettait de rouler plus vite... Bon, ben s'ils le disent! 
Au moment de l'achat, je me suis cependant rendu compte d'un problème et pas des moindres, je ne savais absolument pas comment rentré chez moi, étant venu en taxi. Petit moment de panique, explication (en chinois c'est évident!) avec la vendeuse et celle-ci me propose de me ramener à l'université normale de Nanjing. Pensant mal comprendre, je lui répond par un "Bien volontiers!!!" accompagné d'un sourire, ne voulant pas passer pour celui qui n'avait rien capté!
Je prends donc en main mon bolide, toujours avec la vendeuse qui m'accompagne jusqu'à la sortie de l'établissement. Là, elle me dit d'attendre. Poliment, je m'exécute, me demandant si en fait j'avais effectivement bien compris qu'on me ramènerait chez moi! Quelques minutes plus tard, un homme d'une cinquantaine d'année arrive, en poussant un vélo. Discussion entre la vendeuse et l'homme puis finalement on m'annonce que le cinquantenaire prendra les commandes de mon acquisition, moi en passager et qu'il m'amènera jusqu'à bon port.
Là, j'imagine un jeune Chinois qui va acheter une vélo chez Jumbo à Marin (NE). Dans la même situation que moi, il explique à la vendeuse qu'il ne sait pas comment se rendre chez lui. La vendeuse, fortement irritée par cet étranger qui ne sait même pas s'orienter lui répond qu'elle n'a pas le temps et que de toute façon, ce n'est pas dans son cahier des charges. Timide et encore novice dans la langue de Molière, le jeune Chinois s'en va, un peu au hasard, dans la direction qui lui semble la plus opportune. Après 12 heures de routes secondaires, il arrive aux environ de l'aéroport de Zürich. Voyant cela comme un signe de la destinée, il prends le premier vol pour Pékin, maudissant la mentalité suisse!

Non bon j'exagère peut-être un peu mais j'avoue que j'ai vraiment été surpris en bien par la gentillesse des gens ici. La seule chose que je pourrais peut-être leur reprocher c'est de parler très très vite alors que je leur demande de parler très très lentement!

Je vais terminer cet article par faire une petite parenthèse sur la circulation à Nanjing. Trois règles sont à observer et respecter rigoureusement sous peine de goûter à plein dents les pneus des plus gros que soi!
a) La première règle c'est d'oublier toutes les règles que l'on a apprises;
b) La deuxième consiste à ne jamais baisser la garde, à toujours rester attentif;
C) La troisième règle consiste à ne jamais oublier les deux premières.

En bref, c'est une jungle où les camions sont des éléphants, les voitures des troupeaux de gnous et les autres deux roues des autruches en furie. Pourtant, il serait en théorie très facile de circuler: il y a des feux rouges, il y a des passages piétons, il y a des voies séparées pour les deux sens ainsi que presque tout le temps des pistes pour les deux roues. Je ne dirais (quand même) pas que tout cela fait déco mais...presque!
Pour vous donner un exemple, je cite Konstantin (mon colloc'): Quand c'est rouge, ça veut dire qu'il y a peu de voitures qui passent, quand c'est vert, qu'il y en a un peu plus...
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 11:10

Atteindre la première étape de mon voyage se révéla plus difficile que je pensais… En effet, avant de me rendre à Nanjing, j’ai décidé passer voir des amis à Leh, la capitale du Ladakh, région située dans l’extrême nord de l’Inde. L’année précédente, nous étions allés, mes parents et moi dans cette même région afin d’assister au mariage d’un ancien moine, Palden et de sa promise, Norzome.

 

Si tout s’était passé selon mes plans, je devais avoir largement le temps de sortir l’aéroport international de Delhi afin de me rendre dans celui qui relie les vols internes à la capitale. Seulement, mon avion arriva avec près d’une heure de retard car celui-ci devait attendre des passagers dont le vol avait été retardé… Oui mais voilà, le souci quand un avion décolle avec une heure de retard, c’est que les personnes qui sont à l’heure et qui doivent eux-mêmes prendre un autre vol, ben elles sont dans la mouïse pour être le plus poli du monde!

 

Un léger stress m’envahit et ne fit que se rajouter à celui que j’avais de retrouver ma valise à Delhi… Une fois récupérée, j’ai alors piqué le sprint le plus rapide que l’on peut faire avec une nuit blanche et 26 kilos sur roulettes jusqu’au “taxi pre-paid office” afin d’éviter des marchandages sans fin avec les chauffeurs… Une fois ma quittance en main, un monsieur vient gentiment se proposer de me prendre ma valise. J’acceptai, imaginant que son véhicule était garé un peu plus loin… Et ben nooon, c’était juste un mec qui voulait pousser une valise sur 10 mètres. Après quelques minutes, un taxi se décida enfin de s’arrêter et je sortis en vitesse un billet de 100 roupis (env. 2 dollars donc une somme relativement importante en Inde) à mon pousseur. Enfin, lorsque j’arrive à l’aéroport domestique, le chauffeur me demande 100 roupis pour une raison que je n’aie pas compris. De peur qu’il me retienne (mon avion décollait 40 minutes plus tard), je lui ai donné ce qu’il réclamait… 

 

En nage (oui, Delhi c’est humide), je me suis enfin posé dans l’avion. En arrivant à destination, j’étais tellement exténué que je sortis triomphant vers Palden qui me demanda si mon seul bagage était mon sac à dos… Bien heureusement, mon bagage tournait encore sur le….enfin le truc sur lesquelles les bagages sont mis et je pus enfin commencer mes vacances…
 
Dans l'avion pour Leh 
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 10:21

Lorsque j’étais encore en Suisse, l’idée de voyager seul m’effrayait un peu. J’imaginais me retrouver à côté d’un homme bougon pour qui le simple fait d'entamer une discussion relèverait de l’exploit. Heureusement pour moi, la réalité fut bien plus belle et m’offrit une belle rencontre.

 

Alors que l’avion s'apprêtait à décoller pour Doha, une toute petite dame (oui, plus petite que moi!), les cheveux noirs et le teint légèrement mâte vint s’asseoir à côté de moi. Passer le silence des premiers instants, j’ai tenté dans mon anglais approximatif de me présenter. Lorsque ce fut son tour, quel ne fut pas ma surprise quand j’appris que je discutais avec la cuisinière de l’ambassadeur de Qatar qui se trouvait quelques rangs devant moi accompagné de sa femme, en business class cela va sans dire (les 4 enfants, la nounou et la cuisinère en économique, faut pas déconner quand même!!!)! 

 

Elle s’appelle Maria, est originaire des Philippines et sous contrat pendant deux ans, peut-être trois, au service de monsieur l’ambassadeur et de sa famille. Nous parlons alors de sa famille, de son mari frivole mais surtout de ses deux filles, âgées de 15 et 11 ans, restées au pays. J’ai alors eu l’impression que ce sentiment de manque de mon pays, de ma famille et de tous les gens que j’aime n’était rien par rapport à cette femme qui n’allait pas voir ses enfants grandir pendant deux années. Elle ne semble pourtant pas se plaindre et la discussion se poursuit dans la bonne humeur.


 

Après environ 5 heures de vol, nous survolons Doha. Maria dit aurevoire à son “swiss friend” et je fais de même, en espérant pouvoir la recroiser, en Suisse, au Qatar ou aux Phillipines. Je descends de l’avion et regarde les 4 grosses berlines allemandes blanches s’éloigner dans la moiteur de la nuit, des rêves pleins la tête.




Dans l'aéroport de Doha
     



 


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  • : Le blog de Romain - Made in Switzer南
  • Le blog de Romain - Made in Switzer南
  • : Je m'appelle Romain, je suis Suisse et j'ai 23 ans. Après 2 ans d'étude de mandarin à l'université de Genève, j'ai décidé, avec l'aide d'une bourse, de partir une année à Nanjing (province du Jiangsu) améliorer mes connaissances linguistiques. Sur ce blog, je raconterai donc ma vie ici en Chine, mes voyages, mes réflexions, mes remarques, etc...
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